Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Pourquoi il vous est (encore) indispensable de parler anglais

Que cela vous plaise ou non, il est aujourd’hui indispensable de parler (au moins) l'anglais en plus de la langue française. C'est la conviction de Carol Bausor, britannique, lyonnaise d'adoption et chef d'entreprise.

Si vous avez moins de 30 ans, cet état de fait ne vous perturbera pas plus que cela : en tant que membre de la génération ERASMUS, votre Professeur d'anglais s'appelait "Frients", et les voyages low cost vous auront permis de voyager allégrement en des cieux anglophones. Votre préoccupation principale à l’heure actuelle n’est pas tant de savoir parler anglais, mais… d’être efficace en le parlant.

Par contre, si vous êtes âgé de plus de 30 ans, il est fort probable que vous fassiez partie des personnes allergiques à la langue anglaise. Pour cela, vous vous dites qu’il y a bien sûr de multiples raisons : vous avez été traumatisé par votre professeur en 6e. Et de toutes les manières, on n’utilise pas les bonnes méthodes à l’école en France. Et puis la fréquence de la langue anglaise est difficile à capter pour des francophones. Ou encore vous n’êtes pas doué en langues (et d’ailleurs les Français, de manière générale ne sont pas doués en langues, c’est bien connu), ou enfin vous n’avez pas le temps, vous n’avez pas assez de vocabulaire etpatati et patata… Autant d’excuses pour votre manque de compétences linguistiques.

Le « manager international » se doit de comprendre deux choses : d’abord, il n’est pas difficile d’être opérationnel en anglais, c'est-à-dire être capable de faire des affaires dans cette langue. Et deuxièmement, quelle que soit la catégorie d’âge dans laquelle vous vous trouvez, cela ne va pas vous prendre trop de temps.

Regardons d’abord la question de la difficulté. Tous les enfants du monde entier apprennent leur langue maternelle à peu près au même âge : il n’y a pas de langue plus difficile qu’une autre. Et l’anglais ressemble pour beaucoup au français. Saviez-vous qu’environ 60 % des mots en anglais ont des origines latines ou françaises ? Il ne vous reste plus qu’apprendre donc les 40 % restant (gare, toutefois, aux fameux « faux amis »).

En fait, le plus gros problème à résoudre va être celui de votre attitude… En effet, une étude réalisée l’année dernière par CadreEmploi.fr révèle que 47 % des cadres ne se sentent pas à l’aise lorsqu’ils parlent en anglais. Et ce manque d’aisance, ou plutôt cette gêne, ce « blocage », empêche le message d’être efficace. L’adulte français qui doit s’exprimer en anglais se concentre toujours sur la pauvreté de son bagage linguistique : il pense ne pas avoir assez de verbes, de structures, de mots et cherche toujours à en acquérir plus, à amasser plus de sacs et de valises en quelque sorte. Mais en fait, s’il a la chance de rencontrer une personne qui lui apprend à se concentrer sur ce qui va (au lieu de ce qui ne va pas), il peut rendre son bagage actuel plus attrayant. Les mêmes valises, mais peintes en rouge et vert, modernisées et utilisées à bon escient. C’est ce qui se passe lorsqu’on augmente sa confiance en soi, et si on se concentre sur l’impact de son anglais plutôt que sur sa correction.

Pas trop de temps pour être efficace, ai-je dit ? Oui, à condition de comprendre que l’apprentissage d’une langue dépend avant tout de votre propre responsabilité, et qu’il vous est indispensable de trouver une place pour l’apprentissage de la langue dans votre vie de tous les jours …. Si vous limitez votre formation à un cours de 2 heures par semaine, c’est comme si vous essayiez de préparer un marathon en ne faisant que 10 pompes par semaine. Vous avez de la chance : l’anglais se trouve maintenant tout autour de vous. Sur Internet, dans les séries américaines qui sont dorénavant disponibles (de façon tout à fait légale), à Paris, et dans d’autres grandes villes en France. Pour des échanges de bonnes pratiques, quinze minutes en français avec un étranger anglophone qui veut lui aussi progresser, puis quinze minutes où il devient alors votre « coach ». Coût = zéro euro. Juste un peu votre temps. Vous pouvez avoir envie de vous trouver un coach, tout comme vous le feriez pour vos entraînements sportifs mais le plus gros du travail, c’est vous qui le ferez. A votre rythme, mais avec régularité.

L’économiste Marc Touati nous dit que, face à la crise, les entreprises françaises doivent absolument miser sur une stratégie de croissance internationale. Si aujourd’hui l’international signifie "mandarin" ou "espagnol", il veut encore dire "anglais".

Carol Bausor
Le 22-07-2014
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