Novembre 2018


J’ai perdu ma montre au fond du lac

Quel entrepreneur ne rêve pas de diriger son entreprise en harmonie avec lui-même, d’échapper à la pression de la perfection, de réduire stress, anxiété, dépression ? C’est bien ce parcours que nous propose le québécois Rémi Tremblay, qui a fondé en 2005 la Maison des Leaders à Montréal, tirant ses réflexions de son expérience à la tête d’Adecco Québec qui comptait alors plus de 11 000 salariés.

En quête d’un leadership plus tranquille et plus performant, il invite ainsi son lecteur à faire preuve de trois vertus fondamentales : le courage, l’humilité et l’amour. Pour acquérir cette paix intérieure qu’il prône tout au long de son ouvrage, il recommande quatre principes/postures intangibles : être fidèle à ses valeurs et donc avoir le courage d’être soi-même ; s’entourer de gens aux talents complémentaires ; être capable d’accueillir l’autre comme un être imparfait et enfin aimer son métier, son organisation et les gens qui la composent.

Au travers de conseils, savoir-vivre ou simple bon sens, il amène le dirigeant vers une introspection qui le pousse à se redéfinir tel qu’il est vraiment, à partir de ses propres valeurs et non tel qu’il aimerait être perçu. Il le guide vers une meilleure gestion de son temps et de ses priorités. « Hiérarchiser ses priorités dit-il, c’est vivre en harmonie avec soi-même et donc gagner en paix intérieure. » Enfin, il alerte sur les effets pervers du pouvoir et du sentiment de toute puissance qui ne traduisent au fond que manque de confiance en soi et prétention absolue. Le grand leader nous rappelle-t-il est celui qui a l’humilité de reconnaître qu’il ne l’est pas. Car reconnaitre ses limites exige une grande force. De même prouve-t-il que le besoin excessif de contrôle n’apaise finalement que l’insécurité profonde du dirigeant.

Pour finir, il définit le bon patron face au gentil patron. Quand le premier cherche à faire progresser son organisation, le second ne cherche qu’à vouloir se faire aimer. Son ultime conseil : être ferme, juste et clair mais avec douceur et gentillesse… tout une leçon pour apprendre son métier de dirigeant…


Rémi Tremplay, J’ai perdu ma montre au fond du lac,Transcontinenta, 2009.


Stéphanie Le Dévéhat
Le 23-11-2014
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