Novembre 2018


Des entrepreneurs mobilisés pour la compétitivité et pour l’emploi

Cette semaine, de nombreuses organisations patronales, et en premier lieu les syndicats (MEDEF, CGPME, UPA) expriment leur ras-le-bol face aux « changements incessants des règles sociales, fiscales, juridiques, qui pèsent lourdement sur les entreprises françaises ». Lettres ouvertes, réunion de militants, présence sur les réseaux sociaux et même manifestations : les patrons montrent leur exaspération.

Croissance Plus,l’ASMEP-ETI et le CJD entendent contribuer de manière constructive à ce débat, en se mobilisant autour de cinq axes. Trois organisations différentes qui sont d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour que les entreprises retrouvent le chemin de la croissance.

Cinq réformes à engager pour redonner confiance aux entreprises… et créer de l’emploi.

  1. - Simplifier l’environnement réglementaire,

  2. - Redonner des marges de manœuvre aux entreprises pour grandir et recruter,

  3. - Offrir de la flexibilité au contrat de travail,

  4. - Associer les salariés à la performance des entreprises,

  5. - Co-construire avec toutes les parties prenantes une entreprise nouvelle.

    Depuis lundi, ces propositions sont communiquées à la presse et largement relayées sur les réseaux sociaux. Pour mieux mesurer la portée des difficultés et frustrations actuelles des dirigeants français, rien de mieux qu’un témoignage. Celui Daphné Battaglia, membre du CJD Essonne et dirigeante d’Attribut Conseils, un cabinet spécialisé en gestion des carrières et de l’emploi.

    « J’ai des possibilités d’embauche et en l’état actuel ne peut pas le faire, car c’est trop dangereux.. Trois possibilités d’embauche qui me laisseraient le temps de développer et de recréer encore d’autres embauches. Je m’explique. Je travaille actuellement avec 4 consultantes à temps plein en auto-entreprise, et ce depuis plus de 3 ans. L’une fait les soirées et week-ends (18 h/21 h tous les jours et mercredis et samedis) ; les autres sont à 5 jours sur 2 sites, et une personne à l’administratif les mercredis. Pour ma part, je suis à la production et j’assume toutes les autres casquettes. Mon métier et la diversité des actions demandent un vrai accompagnement des collaborateurs, beaucoup de temps de formation. Actuellement par exemple, j’accompagne une autre consultante qui est en observation (donc qui ne produit pas) et que je vais devoir superviser sur au moins 3 mois.

    Je suis dans un système où je me sens piégée, car mon activité demande une extrême souplesse au niveau des horaires et des temps de travail : gros pics d’activités, obligations juridiques de suivis de clients sur des prestations spécifiques. Le statut de mon entreprise, son activité et les modalités juridiques du contrat de travail ne me permettent pas de prendre des risques pour embaucher. C’est trop contraint, trop serré et absolument pas adapté au fonctionnement de mon entreprise ! Quand je suis en production, je ne peux pas développer, et donc je n’ai pas de visibilité. C’est le serpent qui se mord la queue. Je suis contrainte d’en faire trois fois plus. Je comble le travail de 3 personnes en production, alors que je rêve de pouvoir partager le travail ! J’ai d’ailleurs plein d’idées de développement ! Et c’est en cela que je pense que c’est du gâchis, car le système actuel bride les possibilités d’embauche. Il me pousse à l’épuisement et me fait vivre dans la peur ! Ce n’est pas normal ! »

    Une expérience que de nombreux dirigeants partagent… Il est temps de faire sauter les verrous du système actuel, pour davantage de compétitivité et donc d’emplois.

La rédaction
Le 3-12-2014
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