Juillet 2018


Brice Collier : grandir en faisant grandir

Brice Collier
Patron d’une entreprise d’une centaine de salariés dans la plasturgie, Brice Collier porte depuis trois ans la performance globale dans toutes les sections de France et de Navarre. Portrait d’un adhérent au service avant tout de la performance… des autres.

À 36 ans, Tourangeau depuis toujours, Brice Collier s’est très tôt spécialisé dans la plasturgie. Après un BTS et une école d’ingénieur spécialisée en la matière et orientée production, il rejoint en 2000, diplôme en poche, l’entreprise familiale… précisément dans le secteur de la plasturgie. Plus particulièrement spécialisée dans l’injection plastique : Plastiques 2005 conçoit et fabrique des produits complexes prêt-à-vendre, destinés à tous les secteurs excepté l’automobile. « Des pièces pour la puériculture (transat de bain, rehausseur de chaise), l’agroalimentaire (moule à fromage), la PLV (présentoirs destinés à mettre en valeur des produits en grande surface), mais aussi l’aéronautique ou le paramédical. Nous proposons beaucoup de service amont client dans la conception des produits ».Et une stratégie : celle de ne travailler qu’avec un client par activité pour être vraiment en relation de partenariat. Si l’entreprise s’interdit de démarcher la concurrence, c’est pour se focaliser sur son client pour l’accompagner tout le long de la chaîne de valeur. « Nous accompagnons le client de l’idée à la livraison du produit. Il peut ainsi se concentrer sur son cœur de métier. »

ENGAGEMENT CROISSANT

Pour Brice cependant, pas de destin tout tracé dans l’entreprise. « Rien n’était prévu. À ce moment, je donnais simplement un coup de main à mon père dans l’entreprise. » La mission qui devait initialement durer trois mois retiendra finalement Brice pendant trois ans. « On a finalement récréé toute une usine sur le site. Il a fallu trois ans pour mettre tout cela en ligne. »Au terme de ces trois ans, Brice est à la croisée des chemins. « Mon père avait 62 ans et désirait lever le pied ». La transmission ? Pourquoi pas ? L’idée fait son chemin. Brice se dit que c’est la bonne solution pour la pérennité de l’entreprise.

En mars 2003, Brice reprend l’entreprise, puis enchaine dix-huit mois d’executive MBA. Une formation solide dont il cherche un prolongement. « Je recherchais quelque chose qui ressemblait à ce que je venais de vivre ». Il assiste à une soirée prestige organisée par le CJD de Tours sur le thème de la chance. Il saisit cette dernière au bond en rejoignant le mouvement. Après une année en spectateur, il s’implique davantage en prenant en main l’organisation des plénières de la section. C’est parti pour un engagement qu’il ne cessera d’approfondir, année après année. En 2008, il est élu président de section. «Je suis allé plus loin dans mon engagement car je voulais être acteur et pas simplement consommateur. J’ai tellement trouvé à me nourrir au CJD, j’ai tellement reçu alors il fallait que je redonne à un moment. Ce sentiment est d’autant plus fort quand tu es coopté et quand tu perpétues un fonctionnement mis en place depuis des décennies dans la section ».

Engagement croissant, avec cependant un break peu après son mandat de président de section. « L’entreprise traversait une période difficile, avec des problèmes de management en interne. Nous étions en mode survie ». En 2012, le ciel s’est éclairci et Brice répond favorablement à la demande de Jérôme Lefèvre : il rejoint le bureau national du CJD et prend en main le dossier de la performance globale.

CHANGER DE POSTURE

Il a aujourd’hui toujours en charge cette thématique au sein du CJD. Il aime aider les autres adhérents à s’approprier les outils développés par le CJD. Plus qu’un simple plaisir, une véritable vocation. « Je suis beaucoup sollicité par d’autres mouvements dans le cadre de la performance globale. Je ne peux peut pas répondre oui à tout, car ce serait impossible de tout faire. Je me rends compte que cette partie politique, de représentation m’intéresse très peu. Ce que j’aime, c’est être au plus près des adhérents pour les faire progresser et faire progresser leurs entreprises. »

Côté entreprise, Brice avoue être un cordonnier mal chaussé. « Dans le fonctionnement de l’entreprise, j’oublie d’utiliser les outils que je préconise pour d’autres ». Un travers que Brice compte rapidement corriger. « Je suis en train de tourner une page. J’étais encore dans un mode reprise. Mais depuis quelques mois, j’ai changé de posture. Je construis le projet des dix prochaines années. Je structure un projet, j’y introduis du sens. Je réfléchis à faire entrer un associé, aller mieux. Une nouvelle page va s’écrire ». Brice a déjà décidé de créer d’autres activités connexes pour maintenir et garantir le niveau d’activité de Plastique 2005. « Il faut trouver des satellites de l’entreprise pour alimenter l’entreprise en activité et apporter toujours plus au client ».Un exemple ? Avec l’impression 3D, le prototypage sera externalisé vers une entreprise qui ne fera que et qui appartiendra au groupe. « Je suis dans une démarche d’alliances entre PME ». Précisément une démarche que le CJD promeut depuis quelques années.


La rédaction
Le 5-01-2015
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