Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Conte de Noël : du bien-fondé de l’intérêt général

Il était une fois trois associations d’entrepreneurs différentes : CroissancePlus qui fédère les dirigeants d’entreprise en forte croissance, ASMEP-ETI qui rassemble des entreprises de taille intermédiaire et des entreprises patrimoniales, et le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (CJD) qui regroupe majoritairement des PME et TPE de tous secteurs, partageant la même définition d’une entreprise responsable. « Petits poucets » médiatiques, ils s’allièrent pour défendre une ambition commune : l’emploi.

Motivés et mobilisés, leurs 5500 adhérents œuvraient au quotidien à l’essor de l’économie dans et avec leurs territoires. En contrepartie, ils attendaient tout simplement qu’on leur fasse un peu confiance et qu’on les laisse travailler. Ce qui, il est vrai, pouvait paraître incongru à un moment où les mots « crise » et « chômage » servaient d’alibi pratique à toute tentative de réforme. Pourtant, convaincues qu’il était encore possible d’inverser la tendance, les trois associations décidèrent un jour de faire entendre leur voix.

Et cette conviction était partagée par beaucoup. Un sondage [1] indiquait que la majorité de leurs concitoyens étaient bien conscients des difficultés du métier d’entrepreneur : piloter des équipes, développer une activité malgré des marges de manœuvre réduites, avancer avec le collectif dans une conjoncture mondiale compliquée et un contexte législatif en perpétuel changement.

Alors, au-delà de leurs intérêts particuliers, combinant leurs différences et leurs forces, les trois « petits poucets » s’efforcèrent pendant une semaine de faire partager leurs constats et de promouvoir leurs propositions, pour sortir les esprits de la morosité ambiante en imaginant les bases de cet environnement de confiance qu’ils appelaient de leurs vœux. Les adhérents de ces trois mouvements d’entrepreneurs souhaitaient simplement expliquer combien ils étaient déterminés à développer leurs produits et leurs marques, à faire grandir leurs entreprises avec leurs collaborateurs et aussi à créer des emplois.

À quelques jours de Noël, ce conte moderne est heureusement bien réel. Salariés, dirigeants, actionnaires, clients, fournisseurs, politiques, nous avons à écrire ensemble la suite de cette belle histoire.

Pour vous et avec vous,nous avons en une semaine publié 10 propositions qui, relayées sur les réseaux sociaux, ont touché des milliers de personnes chaque jour. Portant la voix de nos 5500 adhérents et des 2 millions d’emplois que nous représentons, nous nous sommes positionnés sur la simplification, le contrat de travail, l’actionnariat salarié, la co-construction avec les collaborateurs…

Le plus dur fut sûrement de choisir parmi toutes nos propositions, et c’est la raison pour laquelle, au-delà de cette semaine de mobilisation, nous sommes et nous serons toujours prêts à travailler avec nos décideurs, à proposer et à expérimenter.

Au-delà de notre fierté d’œuvrer pour le développement de notre économie et d’avoir mis de côté nos intérêts particuliers au service de l’intérêt général et de cette cause qu’est l’emploi en France, nous sommes simplement ravis de cette semaine.

Ravis, car nous aurons tout vu, tout lu, tout entendu : l’exaspération des uns jugeant les « patrons ingrats », l’incompréhension de certains dirigeants ne se sentant pas concernés par les actions de leurs syndicats, la remise en question du fonctionnement du dialogue social dans notre pays, l’inquiétude des « primo-manifestants », les salariés qui accompagnent leurs dirigeants dans la rue…..

Le tissu économique vit, évolue, grandit, se confronte, se chahute… Et si c’était le moment de changer de paradigme, pour dialoguer de manière différente, pour expérimenter ?

Laissez-nous libres de développer notre agilité dans l’intérêt de la croissance et de l’emploi. Pour le bien-être de tous les acteurs de notre Société. Nous, dirigeants et entrepreneurs, sommes prêts !



[1] Sondage OpinionWay pour Le Figaro et Axys Consultants.


Richard Thiriet, président du CJD et Laurent Bazin, vice-président du CJD
Le 27-12-2014
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