Novembre 2018


Pour l’expérimentation du Conseil d’entreprise

Triste résultat : les syndicats patronaux et de salariés n’ont pas trouvé d’accord sur le dialogue social. En avaient-ils réellement la volonté ? Quoi qu’il en soit, malgré les enjeux, la négociation a débouché sur un échec. En conséquence, le gouvernement va légiférer sur le sujet.

Mais est-on sûr que les décisions qui tomberont sous peu seront les bonnes ? Non pas bonnes pour les salariés ou pour les entrepreneurs en particulier, mais bonnes pour l’entreprise ? Car il faut aujourd’hui être lucide : dans l’affrontement qui oppose traditionnellement les syndicats, c’est l’entreprise qui, en premier, sort perdante.

Dépasser les intérêts catégoriels pour ne servir que la cause des entreprises et de ceux qui la composent, telle est l’ambition que porte le CJD depuis 1938.Non à l’opposition systématique du syndicalisme à la française ; oui au dialogue organisé dans et pour l’entreprise rassemblant l’ensemble des parties prenantes.

C’est la raison pour laquelle le CJD appelle aujourd’hui à l’expérimentation du conseil d’entreprise, assemblée unique qui réunira les attributions de l’ensemble des institutions actuelles de représentation du personnel. Simple et efficace, il devrait répondre aux problématiques quotidiennes qui se posent dans chaque entreprise. Plus de souplesse et d’inventivité, voilà ce dont les entreprises ont besoin !

La mise en place du conseil d’entreprise ne doit pas être considérée comme une proposition « patronale », dont la finalité cachée serait de détricoter les acquis sociaux. Elle doit être envisagée comme une opportunité permettant d’instaurer un dialogue de proximité dans toutes les entreprises, quels que soient leur secteur d’activité ou leur taille. Pour transformer cette crainte en chance, un seul moyen : l’expérimentation !

Expérimenter, c’est confronter une idée à la pratique. De l’observation du réel, nous tirons des enseignements, réalisons des ajustements, proposons des améliorations. Ce qui ne donne pas satisfaction est abandonné. Ce qui fonctionne est retenu et sert de matériau pour l’élaboration de la loi.

Une fois de plus, ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Ne laissons pas un texte rédigé à la va-vite ou sous la pression de lobbys régir le quotidien de milliers d’entreprises ! Partons du terrain et mettons le conseil d’entreprise à l’épreuve des faits !

Fidèle à sa réputation de laboratoire d’innovations économiques et sociales, le CJD est en ordre de marche pour proposer dès demain des entreprises désireuses d’expérimenter cette nouvelle manière de faire vivre le dialogue social.

Richard Thiriet, président national du CJD
Le 9-02-2015
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