Août 2018


On n’arrête pas une idée dont l’heure est venue

Continuer inlassablement à porter ses idées dans les lieux de décision, telle est l’ambition du CJD, ce mouvement regroupant 4500 entrepreneurs en France. Une ambition qui reste intacte, et ce malgré un sentiment d’impuissance face à l’incapacité de notre pays à se réformer.

« L’immobilisme est en marche et rien ne peut l’arrêter », ironisait Edgar Faure. Et il court toujours, sommes-nous tentés d’ajouter. Pour remédier à la crise économique et sociale que traverse le pays, les actions que de nombreux rapports recommandent depuis des années tardent à être engagées. Le signal d’alarme est tiré depuis longtemps. Rien ne bouge, ou si peu ! Nous semblons condamnés à voir la question de la nécessité des réformes se poser encore pendant longtemps…


Sommes-nous écoutés par nos décideurs politiques ? Trop rarement.

Depuis des décennies, le CJD promeut des propositions visant à améliorer la performance de nos entreprises et la qualité du lien social. Pour élaborer ces décisions, nous prenons le pouls des entrepreneurs, des salariés, des politiques… Nous écoutons… mais sommes-nous écoutés par les décideurs politiques ? Trop rarement. Entendus parfois…

Combien d’autres acteurs de la société civile partagent ce sentiment ? Et combien de simples citoyens ?

C’en est désespérant.

Désespérant de constater que l’intérêt général se trouve régulièrement supplanté par les intérêts particuliers, au travers du lobbying, du clientélisme, de l’électoralisme. Désespérant d’assister à « cette course en avant » de l’immobilisme, qui sert bien entendu la préservation des privilèges d’une minorité et qui aggrave la situation présente.

Alors que faire ?


Expliquer inlassablement et défendre nos positions

Au CJD, nous avons choisi. Choisi de nous battre ! Certaines des propositions que nous prônons peuvent paraître parfois idéalistes et même naïves. Un exemple ? Il y a quelques années, le CJD préconisait la fin de l’argent liquide afin de lutter contre les trafics, la corruption et le travail non déclaré. Mesure irréaliste pour les uns, farfelue pour les autres. Eh bien aujourd’hui, l’idée fait son chemin: le Danemark envisage d’accorder aux commerçants le droit de refuser les paiements en cash.

D’autres propositions que nous impulsons depuis des années sont bien plus pragmatiques et simples dans leur mise en œuvre. C’est le cas avec le Conseil d’entreprise[1]. Malgré tous nos efforts pour porter cette idée dans les lieux de décision – et ce encore très récemment — et la faire reconnaître, nous butons encore sur une absence de volonté politique et sur la réticence à froisser ceux qui sont aujourd’hui les acteurs du dialogue social. Mais nous continuerons à expliquer inlassablement et à défendre nos positions. Et à demander, à exiger, le droit d’expérimenter.


L'Homme au centre des préoccupations

Nous ne perdons en effet ni confiance ni courage. « On peut arrêter une armée en marche, mais on n’arrête pas une idée dont l’heure est venue », a dit un jour Victor Hugo. Au CJD, nous sommes convaincus que les idées que nous semons germeront un jour, car elles répondent à une double exigence : permettre à notre pays de relever les nombreux défis posés par la gigantesque transformation du monde que nous traversons, et replacer en permanence l’Homme au centre des préoccupations.



[1] Le conseil d’entreprise, assemblée unique, réunira les attributions de l’ensemble des institutions actuelles de représentation du personnel.

Richard Thiriet, président du CJD
Le 16-06-2015
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