Novembre 2018


L’entreprise au service de la jeunesse

Une partie de la jeunesse a manifesté il y a quelques jours son refus de la Loi El Khomri. Combien de manifestants ont lu ce que contenait le projet de loi ? La réponse, nous l’imaginons. Et c’est bien dommage, car ce projet impactait directement les emplois de demain. C’est bien dommage, car il posait les bases pour faire entrer les jeunes plus facilement sur le marché du travail avec des contrats de long terme. Ce projet de loi mettait les jeunes, les chômeurs et précaires au centre des préoccupations.

Il y a incontestablement eu avec cette loi un déficit d’explication et encore une fois de co-construction avec les parties prenantes concernées. Oui, avec cette loi, on expérimentait un nouveau modèle qui aurait sans doute incité les entrepreneurs à embaucher davantage sur le long terme. Car ceux qui décident d’embaucher le font parce qu’ils sont en confiance et qu’ils veulent travailler avec quelqu’un, non par volonté de licencier plus tard !!! Rappelons cette évidence, qui ne semble pas en être une pour tout le monde ! Rappelons aussi que la précarité est déjà une réalité pour beaucoup de Français, et ne rien faire n’améliora certainement pas la situation.

Un projet de loi a été vidé de sa substance et les plus contestataires exigent purement et simplement son retrait. La « lutte des classes » reste encore malheureusement pour quelques-uns le cadre idéologique indépassable pour penser l’avenir. C’est triste, mais surtout grave pour notre pays. Pourtant, une large majorité de salariés de PME et de TPE ont confiance dans leur entreprise. L’entreprise n’est pas l’ennemie de l’emploi, mais sa condition nécessaire. L’entrepreneur, toujours en prise avec l’incertitude des marchés, a lui aussi besoin d’une certaine sécurité pour embaucher. Comprendre cela suppose de changer de posture et de ne pas rester prisonnier d’un modèle qui a vécu.

Il est dommage qu’une minorité, bruyante et active, soit davantage prise en compte qu’une majorité silencieuse, mais sans doute pas assez représentée. Dommage et même dommageable, parce que la vraie lutte aujourd’hui est la « lutte des places » entre les « insiders » et les « outsiders ». C’est cette fracture qu’il faut réduire, en fluidifiant le marché de l’emploi. Une occasion nous était donnée…

Le CJD a toujours été proche de la jeunesse. C’est dans ses gènes, c’est dans son nom même ! Le travail du CJD consiste à fournir ce travail d’explication, en particulier auprès de la jeunesse, qui dans son immense majorité a confiance dans l’entreprise. Cet effort pédagogique est donc loin d’être terminé. Notre journée de la jeunesse, le 31 mars n’en a que plus de sens et d’utilité. Vive l’entreprise au service de la jeunesse !


Richard Thiriet, président du CJD
Le 23-03-2016
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