Juillet 2018


Entreprendre : une quête de sens

En adhérant au CJD, nous prenons collectivement deux engagements : celui de nous améliorer au quotidien dans notre métier d’entrepreneur et celui d’imaginer la société de demain. Pour une économie au service de l’Homme.

Mais au final, ce que l’on explore lors de notre parcours au CJD, c’est le sens de notre vie. Et la question « Pourquoi je suis entrepreneur ? » devient « Pour quoi j’entreprends ? ». Ce chemin n’est pas mystique, mais il reste essentiel. Entreprendre avec plaisir et sens, c’est ce qui fait de nous des êtres humains heureux, qui suscitent l’envie et qui accompagnent ceux qui font avancer nos entreprises : les clients, les fournisseurs et évidemment les salariés.

La génération qui arrive sur le marché du travail a compris ce besoin d’épanouissement. Et c’est sa première exigence aujourd’hui. Le travail pour cette génération est un moyen et non plus une fin : celui pour l’homme de se faire plus humain. Pour ces jeunes, « le travail est fait pour l’homme et non l’homme pour le travail » pour reprendre l’expression du philosophe Pierre-Henri Tavoillot. Dans l’entreprise, ceux-ci doivent trouver de quoi s’épanouir, dans un environnement de bien-être avec un sens partagé collectivement. Un environnement qui doit être de surcroît en adéquation avec leurs valeurs. "Mon travail me permet accessoirement de gagner ma vie, d’accéder (ou pas) à la propriété." Le bien-être avant la prospérité ; la pyramide de Maslow... à l’envers.

A nous chefs d’entreprise de comprendre ces changements de posture et de trouver les nouveaux modèles économiques et de management pour attirer les talents et répondre à ce besoin de se réapproprier le sens de son travail, de ne plus perdre sa vie à la gagner.

L’enjeu d’agir autrement est essentiel. Certes, nous n’oublions pas que la santé économique est le nécessaire et l’indispensable pour la pérennité de nos entreprises. Mais il n’est pas suffisant. Et c’est le sens (encore plus que la stratégie ou la vision) qui devient le moteur du collectif, qui permet de passer les moments compliqués et de prendre des décisions difficiles si elles servent ce que l’on partage.

Plaisir, épanouissement, sens, collectif… Ces mots doivent être placés au cœur de nos problématiques managériales pour attirer les talents et pérenniser l’entreprise. Il faut adopter une nouvelle posture, capable de prendre en compte ces nouvelles exigences. Nous entrepreneurs devons nous y adapter de façon constructive pour redonner un sens humain au travail. N’est-ce pas cela, mettre l’économie au service de l’Homme ?


Richard Thiriet, président du CJD
Le 23-05-2016
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