Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Le message des politiques : "Vive l’entreprise !"

Le Congrès a été plébiscité par les responsables politiques régionaux, preuve s’il en est que les sections locales du CJD entretiennent de bons rapports avec eux. Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, Christophe Clergeau, 1er vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire et Patrick Mareschal, président du Conseil général de Loire-Atlantique, tous trois membres du parti socialiste, se sont succédé à la tribune pour réaffirmer, dans un bel unanimisme, leur attachement aux entreprises.

Honneur au plus ancien : Patrick Mareschal, qui ne se représentera pas aux prochaines élections cantonales de 2011, rappelait qu’il était déjà présent au Congrès national du CJD de Nantes en 1992 : « De l’entreprise citoyenne dont vous débattiez alors à ce thème de l’entreprise solidaire, aujourd’hui, je vois qu’il y a une belle continuité dans votre démarche. Et cela me va bien, car ces thèmes sont en résonance avec les préoccupations du Conseil général, dont l’une des principales missions est justement l’action sociale et la solidarité, avec un budget global de 1,2 milliard d’euros. » Et son président de rappeler, en particulier à Martin Hirsch, présent dans la salle, que la Loire-Atlantique a été un département pionnier pour l’expérimentation du rSa, car concluait-il, « le rSa est un outil de cohésion sociale et il n’y a pas de développement économique sans cohésion sociale ».

Patrick Mareschal, président du conseil général Loire-Atlantique


"Nous partageons les mêmes valeurs »

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes depuis 1989, ne semblait pas, lui, se souvenir d’être venu au Congrès de 1992 (si ma mémoire est bonne, il y était intervenu). Il n’en a pourtant pas moins montré qu’il connaissait le mouvement et notamment d’anciens membres qui ont accédé à des postes de responsabilité locaux : « Le CJD est une excellente école et vous avez de hautes exigences. Nous partageons les mêmes valeurs humanistes et une même envie de développer notre territoire. Cela est particulièrement important au moment où la crise que nous traversons n’est pas seulement financière et économique, mais aussi morale. Le doute s’est installé dans nos vieilles démocraties. L’image de l’entreprise est fortement écornée et les dérives auxquelles on assiste de la part de certains patrons lui portent encore plus préjudice. Or, nous avons tous besoin de l’entreprise et notre mission commune est de la réhabiliter pour faire comprendre ce qu’elle apporte à la société. C’est pourquoi, à Nantes et dans la région, nous travaillons dans un esprit de partenariat avec les entreprises. La Maison de la création et de la transmission d’entreprise réunit désormais sous un même toit l’ensemble des associations de soutien aux entrepreneurs. Cela nous a permis de créer plus de 5 000 emplois. La Maison de l’emploi, en parallèle, offre également dans un même lieu l'ensemble des services aux demandeurs d'emploi, aux salariés, aux entreprises, aux créateurs. Des responsables de Nantes Métropole travaillent actuellement avec des membres du CJD de Nantes pour voir comment, à partir de la clause d’insertion, il serait possible de mieux tenir compte de la performance globale des entreprises dans la commande publique. Nous réfléchissons également à la mise en œuvre de notre Plan climat territorial en collaboration avec un groupe d’entrepreneurs. Nous sommes, nous le sentons tous, à la fin d’un cycle et nous avons, les uns et les autres, le devoir de regarder, à moyen et long terme, comment nous pouvons entrer dans un nouveau cycle plus vertueux. »

« Renforcer sans cesse nos coopérations »

Christophe Clergeau, de son côté, le plus jeune des trois politiques, en âge et en mandature, se positionnait d’emblée dans l’après-crise : « Il s’agit, dès maintenant de préparer la sortie de crise, de penser l’avenir. Notre souhait est de coconstruire un contrat de progrès avec les entrepreneurs de la région sur la base de la RSE (Responsabilité sociale et environnementale des entreprises) pour être, ensemble, les acteurs d’un développement utile à tous. Les élus sont comme les entrepreneurs, ils sont fragiles quand ils sont seuls. Sans la mobilisation de tous les acteurs, les politiques régionales ne sont rien. Cette interdépendance entre entreprises et région doit nous pousser à renforcer sans cesse nos coopérations pour passer d’une économie de la compétition à une économie de la contribution ». A passer donc de l’entrepreneur solitaire à l’entreprise solidaire…

Raphaël d'Achery
Le 21-07-2010
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