Septembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Se replier sur soi ou vivre le monde

TRIBUNE - Mes principaux clients construisent des paquebots et des avions. Leurs clients vendent des loisirs, de la découverte. Et au bout de cette chaîne, les clients des clients de mes clients : c’est moi, nous, vous.

Ces paquebots et ces avions sillonnent les ciels et les mers du monde entier. Et pour continuer à les fabriquer localement, nos territoires et nos entreprises font preuve d’innovation, d’audace, d’équilibre et surtout défendent au quotidien la seule valeur immatérielle qui compte : l’homme et son savoir-faire. Car ce sont les collaborateurs qui font rayonner, par leur travail, nos territoires à l’international.

Nos marchés, la compétition économique, les échanges et les enjeux sociaux se mesurent à l’échelle du monde. Pourtant, notre vie, notre quotidien sont ancrés dans le local, le territoire.

Nous nous battons pour trouver le bon équilibre entre le coût des emplois locaux (et si possible pas low-cost) et le besoin de rentabilité qui est l’assurance du maintien de ces emplois.

Tout cela donne le tournis. Et ouvre, selon l’humeur ou le point de vue, deux visions du monde :

On voyage trop, on se déplace trop, on nivelle le revenu des habitants du monde par le bas, on pollue, on construit pour le plaisir des plus riches.

Ou bien… on se bat pour garder notre industrie dans nos territoires, pour garder ce travail qui fait vivre des individus, on développe la RSE, une production de qualité, des transports raisonnés pour les produits et les personnes. On s’inscrit dans le monde.

Je suis un entrepreneur et un citoyen du monde. J’ai des racines et une culture occidentales. Et une ouverture sur l’international. Je sais que nous vivons de plus en plus nombreux sur une planète aux ressources non infinies. Je suis pour un libéralisme responsable.

Alors oui, il y a des guerres, des extrémismes religieux qui font peur, des tentations de quitter telle ou telle organisation en promettant un retour aux sources, aux « valeurs ».

Je reste cependant persuadé que les Hommes peuvent imaginer un mieux vivre ensemble. A condition de ne pas les opposer, de ne pas les enfermer, de ne pas les isoler.


Richard Thiriet
Le 24-04-2017
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