Décembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Rien ne se perd, tout se répare !

Réparer les objets plutôt que de les jeter. Plus d’un français sur deux aimerait le faire et ils sont même de plus en plus nombreux, à essayer de le faire eux-mêmes.

Le « réparer soi-même » est devenu tendance et de nombreuses initiatives en ce sens, fleurissent sur Internet et dans nos villes. A la clef, la volonté de donner une seconde vie à nos appareils, des économies et une démarche responsable face, à l’obsolescence programmée. C’est en 2009, pour rompre le cercle vicieux de la surconsommation, que Martine Postma lance à Amsterdam, le premier Repair Café. Implantés désormais dans une trentaine de pays, ces espaces (cafés, salle des fêtes, locaux associatifs…) animés par des bénévoles et équipés de matériel, proposent périodiquement des ateliers pour réparer, ensemble, cafetières, fers à repasser, ordinateurs… Les objectifs sont triples : réduire les déchets, préserver l’art de réparer les objets et renforcer la cohésion sociale ; chacun pouvant apporter une solution à l’autre. Si l’appareil ne peut être réparé, si la panne a été identifiée et si cela vaut le coup d’effectuer la réparation, le visiteur sera orienté vers le service après-vente de la marque. Aujourd’hui, il existe une centaine de Repair Cafés en France. Toujours dans cette même optique d’auto-réparation, et d’esprit collaboratif, se sont ouverts les garages associatifs. A Bordeaux par exemple, Le Garage moderne met à la disposition du public le matériel nécessaire pour réparer son vélo ou sa voiture avec l’aide de mécaniciens professionnels. Autres structures, les garages solidaires. Ils sont plus d’une centaine en France, généralement implantés dans des quartiers difficiles. Ils permettent à chacun de mettre la main à la pâte pour entretenir un véhicule (vidange, embrayage…) à des tarifs très bas, tout en profitant de l’expertise des mécaniciens présents.

Réparables et réparés !

Depuis 2008, le Groupe Seb, leader mondial du petit équipement domestique propose sur toute une gamme de produits, un label « produit réparable 10 ans ». Une mise en place qui a demandé en amont, du temps et des investissements importants. « Aujourd’hui, explique Alain Pautrot directeur de la satisfaction clients, 96 % de nos produits sont réparables. Pour ce faire, nous disposons de 6 500 centres services dans le monde, livrons directement 90 pays et réparons chaque année entre 7 et 8 millions d’appareils. Notre Groupe s’engage à laisser les pièces disponibles pendant 10 ans à partir de la date d’achat du produit. Toutefois, il faut que cette réparation soit d’un coût intéressant pour le consommateur. Ainsi, lorsque dans un produit, l’une des pièces représente plus de 50 % du prix, nous n’apposons pas le logo. Notre idée forte est de faire que les objets soient réparables et réparés. Cette stratégie est un investissement à long terme, elle nécessite une vision de Groupe, une vision portée par des hommes. » Depuis 2015, le Groupe travaille sur l’impression 3D pour être en mesure de réimprimer et fabriquer, à la demande, les pièces détachées. Le retour sur investissement est attendu entre 2020 et 2025. « Cette politique nous a permis de modifier légèrement certains produits dont les défauts ou pannes étaient “récurrents”. Elle fidélise également les consommateurs.» Désormais, jeter devient un geste mal accepté socialement alors que réparer, contribue à faire diminuer le volume de nos déchets et répond à un désir de mieux consommer.

https://repaircafe.org

www.seb.fr

http://www.selfgarage.org


Isabelle Chatain
Le 20-09-2017
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