Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Réseaux sociaux et entreprises : miracle ou mirage ?

78 % des internautes français utilisent les réseaux sociaux, mille milliards de pages vues par mois sur Facebook, 1 milliard de Tweets par semaine, 51 millions de visiteurs uniques par jour sur Google, les chiffres de fréquentation des réseaux sociaux donnent le vertige et attisent les convoitises. La croissance passe-t-elle impérativement par le web ? Ne pas être online signifie-t-il être out ? La réalité n’est pas aussi tranchée qu’on pourrait le croire.

L’engouement des entreprises pour le web en général et les réseaux sociaux en particulier n’est plus à démontrer. En permettant un contact direct avec les clients, Facebook, Twitter, Viadeo et autres Google + donnent aux marques l’opportunité d’obtenir en temps réel des commentaires clients et ainsi de mesurer rapidement leur positionnement. Associé à la forte présence des différentes catégories d’âge sur ces sites (on estime qu’au moins la moitié des 18-60 ans est présente sur les réseaux sociaux), le potentiel a de quoi séduire.

Pour rester compétitives, les entreprises doivent comprendre la perception des consommateurs de leur marque et mettre en œuvre de nouvelles stratégies pour mieux interagir avec leurs clients. La popularité croissante des réseaux sociaux, tant auprès des particuliers que des entreprises, peut paraître une réponse simple, rapide et efficace. D’autant que la réputation d’un web gratuit, ou peu cher, accentue l’attractivité de ces nouveaux médias qui promettent accès à un important marché, croissance, et interactivité avec le client, le tout pour un investissement temps/argent réduit.

En complément, pléthore d’offres de formation et de conseil fleurissent et des logiciels de référencement inondent le marché.

Le chant des sirènes

Il est toutefois très difficile de quantifier réellement les retombées réelles des réseaux sociaux pour les entreprises. Certes, le nombre de fans peut croître rapidement sur Facebook, mais peut-on réellement dire que ces contacts seront des clients, des ambassadeurs ? En réalité, l’arrivée du web social n’a pas rendu totalement obsolète le web traditionnel. La première chose à faire avant de se lancer est de bien observer son secteur d’activité. Pour les entreprises de services, les sites web traditionnels sont de moins en moins consultés et la concurrence sur les mots clés de Google s’intensifie, mais cette tendance ne se retrouve absolument pas dans le bâtiment par exemple pour qui un site vitrine est toujours beaucoup plus efficace.

Avant de céder aux paillettes numériques, et comme pour toute action de communication, mieux vaut commencer par se poser les bonnes questions : quelles sont mes cibles ? Quels sont mes objectifs ? Suis-je en recherche de notoriété ? Est-ce que je veux vendre, recruter ? La réponse à ces questions permettra de déterminer quel réseau social choisir et comment le faire vivre. Si Viadeo et Linkedin sont incontestablement des réseaux professionnels, permettant la rencontre de partenaires ou le recrutement de collaborateurs, Facebook, Twitter et Google + sont à usage personnel ou semi-professionnel. Il faut donc être très vigilant sur les informations que l’on met sur ces sites et bien segmenter compte professionnel et profil personnel (à noter : la recherche d’information avant un entretien d’embauche n’est pas le monopole du recruteur !). Enfin, Youtube et Flickr sont des outils pour la production et le partage de contenus offrant une large visibilité à un message et permettant d’améliorer sensiblement le référencement naturel de son site traditionnel.

Dans tous les cas, surfer sur les réseaux sociaux demande un investissement qui n’est pas neutre et qui doit être bien pensé en termes de temps, d’argent et de compétences requises.

J’y vais ou j’y vais pas ?

Les réseaux sociaux sont d’abord des lieux de socialisation avant d’être des lieux de recommandation. Nul doute que les entreprises y ont leur place. Pour autant, les internautes savent que l’information que l’on y trouve est à relativiser et ils n’hésitent pas à la confronter par des sources plus fiables. De plus, le web ne va pas apporter une nouvelle virginité. Il est donc nécessaire de bien connaître ses points faibles, et d’y remédier autant que faire se peut avant de se lancer dans une stratégie de e-réputation. L’immédiateté de l’information ne pardonne pas, mais au contraire accentue les émotions, et les réactions peuvent être tout aussi dithyrambiques que profondément critiques. Mieux vaut donc se concentrer sur des réseaux sociaux plus ciblés par secteur d’activité avant d’attaquer le miroir aux alouettes des sites grands public.

En revanche, les collaborateurs incarnent de plus en plus leur entreprise et contribuent à la bonne (ou mauvaise) réputation de celle-ci. Les réseaux sociaux d’entreprise vont petit à petit supplanter les intranets classiques. C’est une formidable opportunité pour faire de ses collaborateurs les meilleurs ambassadeurs de l’entreprise.

En conclusion, il ne faut se laisser éblouir par les sirènes du web. Bien appréhendés, les réseaux sociaux peuvent devenir une formidable source de notoriété. Mais ce sont plutôt les exemples négatifs qui illustrent les annales. Pour un petit buzz, certains sont prêts à tout, et surtout à égratigner les images des entreprises. Alors, qui veut surfer loin, ménage sa web posture !

Sources images : Go-Globe

Nathalie Garroux
Le 13-02-2012
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