Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


LUVICA sur la vague du succès

Ludovic et Vincent Cardot
L’histoire du groupe LUVICA remonte à 1955 lorsque Jean Cardot, agent commercial en produits industriels, crée les Ateliers de Bobinage du Centre (ABC) à Montluçon. En 1977, c’est au tour de Philippe, son fils aîné de prendre les rênes de l’entreprise familiale qu’il va développer en rachetant différentes sociétés à Bourges et Clermont-Ferrand notamment. Aujourd’hui, c’est la troisième génération de Cardot, avec Ludovic et Vincent, qui est aux commandes d’un groupe très soucieux du bien-être de ses collaborateurs.

Le groupe LUVICA fédère Transfos Mary, fabrication de transformateurs basse tension à Clermont-Ferrand dont le gérant est Vincent Cardot, ainsi que trois sociétés, Saet (société des anciens établissements Tessier) à Bourges, Abc (ateliers de bobinage du Centre) à Montluçon et Seem à Clermont qui assurent la distribution et la réparation/maintenance (moteurs, pompes, levage) dont le gérant est Ludovic. Avec 60 collaborateurs et un chiffre d’affaires global de 10 millions d’euros, le groupe retrouve aujourd’hui une mer plus calme après avoir essuyé la tempête ces dernières années.

Ludovic Cardot rejoint le groupe familial en 2002 pour s’occuper successivement des agences d’Orléans et de Bourges. En 2006, il revient au niveau de la direction du groupe à Montluçon suite à la grave maladie de son père. Reprendre une entreprise, en temps de crise et après le départ soudain du capitaine (fin 2007), c’est un peu se retrouver seul au milieu des pirates.

Si Vincent assure la gérance de Transfos Mary et Ludovic la gérance des 3 autres, les deux frères prennent ensemble toutes les décisions importantes pour les quatre structures. Durant les premières années, ils s’attacheront à stabiliser le bateau. L’activité économique étant ralentie, le groupe doit se séparer des agences de Saint-Étienne et Orléans. De plus, après le décès de Philippe Cardot, l’équipe fait face à un gros turn over, mais les cadres majeurs restent et l’équipage se reconstruit petit à petit, permettant ainsi au groupe de retrouver son cap.

Quoi de neuf à l’horizon

Aujourd’hui, alors que les remous sont derrière aux, Ludovic et Vincent orientent leurs actions vers l’export, mais surtout s’investissent et investissent pour leurs collaborateurs. Ludovic ambitionne de faire de son groupe « une entreprise où il fait bon travailler » en rendant l’environnement de travail plus confortable et en engageant des travaux d’embellissement. Il précise : « Nous sommes situés à Montluçon et sommes une petite structure. Il nous est donc difficile d’attirer les candidats. En mettant en place des beaux outils et de beaux sites pour travailler, nous souhaitons devenir non seulement plus attractifs, mais également fidéliser nos collaborateurs. ». Adepte de l’optimisation et de la préparation, le nouveau capitaine a pour devise « Soyons nickel partout où l’on peut l’être ». En complément de ces actions, Ludovic a également insufflé son propre esprit entrepreneurial à travers une communication régulière auprès de ses collaborateurs sur les chiffres et résultats de l’entreprise et une modernisation progressive des outils commerciaux. Le navire LUVICA a trouvé son rythme de croisière qui va lui permettre d’explorer de nouvelles voies et l’humanisme de Ludovic et Vincent a apporté confiance et responsabilité et incité ainsi tout l’équipage à avancer.

Le CJD comme garde-côte

Dès son arrivée au sein du groupe en 2002, Ludovic Cardot rejoint le CJD. Très naturellement, lorsqu’il se réinstalle dans sa ville natale, quatre ans plus tard, il s’enquiert au sujet de l’organisation patronale qui n’est pas encore représentée. Qu’à cela ne tienne, Ludovic décide de créer le CJD Montluçon. « Quand je suis revenu à Montluçon, explique-t-il, je n’avais aucun réseau. En tant que personne et en tant qu’entrepreneur, j’avais besoin de pouvoir échanger avec des pairs au niveau local. J’avais aussi l’envie de transmettre ce que le CJD m’avait apporté à Orléans et Bourges. » Certes, Ludovic a dû déployer son sens de l’organisation et de la préparation pour mener à bien le redressement de son groupe et le lancement de la section, mais comme il l’explique « le CJD m’a offert des temps de recul nécessaires pour se poser les bonnes questions. Je pratique également beaucoup la délégation, que ce soit dans l’entreprise ou au CJD. »

La vigilance et la prudence des frères Cardot leur ont permis de redresser le groupe familial et de l’ancrer dans son temps et dans son territoire. Éric Tabarly affirmait « Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas » ; Ludovic et Vincent démontrent que cette maxime s’applique également à l’entrepreneuriat, car nos deux frères savent ! Bon vent à eux !

Nathalie Garroux
Le 12-03-2012
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