Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Écologie numérique

En faisant savoir ce qui ne va pas, en y adjoignant les solutions envisageables pour transmuter le cercle vicieux en spirale vertueuse et – avant tout – en facilitant à l’extrême le passage à l’acte, internet offre à chacun de devenir partie prenante de l’indispensable mutation écologique actuelle. Qu’il soit citoyen lambda ou… chef d’entreprise !

YIN : Un site, une histoire : http://www.purprojet.com/fr

Des sites proposant de participer à une action écologique, il en existe des milliers. Et c’est déjà une excellente nouvelle. Si nous avons retenu celui-ci, c’est non seulement parce qu’il est le fruit d’une initiative française, mais également parce qu’il s’adresse plus particulièrement aux entreprises et, au premier chef, à leurs dirigeants. « Pur Projet » a déjà replanté près de 2 millions d’arbres dans le monde et préservé 317 000 hectares de forêt, pratiquant ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’« insetting». Quésako ? Rien d’autre qu’une approche consistant à intégrer les mécanismes de réduction et de compensation de l’impact environnemental au sein même des filières produits et services des entreprises.

A la différence de l’« offsetting» classique (la compensation carbone) où les actions de compensation menées ont lieu dans un endroit distinct de la chaîne de production et via des acteurs et techniques décorrélés de l’activité, l’insetting intègre l'engagement pour la forêt dans la dynamique générale de l’entreprise.

Ainsi que l’expliquent ses créateurs : « Cette approche comporte de nombreux bénéfices : cohérence par rapport à l'activité de l'entreprise, pérennité de l’action par une meilleure appropriation en interne, réponse aux attentes des consommateurs, augmentation de la valeur ajoutée, différenciation sur le marché des produits et des services, sécurisation de son approvisionnement, participation active et évolutive de l’entreprise à la préservation des ressources dont elle dépend ».

Une démarche proactive

Contrairement au mécénat, l’insettingvient donc renforcer l’engagement et la stratégie de l’entreprise au cœur même de son métier et va, en cela, bien au-delà de la simple volonté de compenser son impact climatique. En intégrant la problématique écologique et ses multiples facettes au cœur de son action, dans ses filières ou ses métiers (marketing, communication…), « l’entreprise enrichit son message et sécurise son développement par rapport aux ressources dont elle dépend : l’eau, le climat, les matières premières, la biodiversité, etc.».

Une affaire à creuser donc pour les JD sensibles à cette problématique. Mais aucune bonne volonté n’étant de trop, Pur Projet s’adresse également au citoyen lambda, lui proposant de participer à plusieurs dizaines de projets de reboisement ou préservation un peu partout dans le monde. Et ça marche ! Pour eux comme pour d’autres. En l’espace de quelques années, les sites d’ONG écologiques, associations en tous genres et projets de simples particuliers ont fait florès sur la toile et rencontrent, dans les limites habituelles du succès régies par la pertinence de l’action proposée et l’implication de ses auteurs, une réponse très favorable de la part des internautes.

Fa-ci-li-ter !

Rien d’étonnant à cela. C’est encore ici la même règle d’or souvent évoquée dans cette rubrique qui s’applique : faciliter le passage à l’acte. Car, s’agissant de l’être humain, ce sont moins les bonnes volontés qui font défaut que la possession de l’information (« Quel problème ?... Je dois faire quoi ? ») et, surtout, que l’énergie nécessaire pour agir (« En plus ?! ») dans le champ de la préservation écologique.

En attestent, entre autres (en particulier dans la génération dite numérique), l’explosion du covoiturage et la diminution de la pollution conséquente. Ce, depuis que cette pratique longtemps jugée utopique s’est réduite à quelques secondes de connexion sur son smartphone et deux ou trois clics. « Et, ce n’est pas trop galère ? », je demande à mon fils. Il me regarde, perplexe, et ne répond même pas !

Pour tous ceux qui ne se sentent pas encore prêts à s’engager autant, eux ou leur entreprise, sur la voie de l’absolue vertu écologique, un premier pas intéressant peut être de mesurer (à peu de frais toujours, même principe de facilité utilisé depuis toujours par la nature pour avancer) leur impact sur l’environnement et, éventuellement, envisager de le compenser. Ça aussi, aujourd’hui, internet le permet :http://www.climatmundi.fr (par exemple).

YANG : Internet & Utopie (le pourquoi du comment),

L’utopie ici manifestée est celle d’un monde dont la dimension « écosystémique » serait enfin prise en compte dans les faits de manière concrète, dans nos actions, nos modes de vie et de production.

C’est ici la dimension de lien universel qui entre en jeu, permettant dans un premier temps d’informer, puis dans un second de fédérer pour avoir les moyens d’agir, collectivement.

Prochaine utopie visitée : Échanges de bons procédés

"Auteur de "1991-2011 : internet a 20 ans. Et maintenant ?" aux éditions du Puits Fleuri :www.puitsfleuri.com

Les chroniques d’Utopia par Jérôme Bourgine
Le 1-04-2012
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