Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Christophe Praud : « Osons l’agilité et réinventons la jeunesse »

Christophe Praud
Christophe Praud, dirigeant-fondateur de la franchise MAVEN, a pris officiellement ses fonctions de président national du CJD au terme du congrès de Montpellier, le 29 juin 2012. Adhérent depuis plus de 10 ans à la section de Colmar, celui qui fut président de cette section, président du CJD Alsace et membre du Bureau national, connaît bien le CJD, ses adhérents, leurs besoins et leurs envies. Il entend élaborer une stratégie toute entière tournée vers le développement des entreprises des Jeunes Dirigeants et dévoile ici les axes des actions à engager.

« Le temps d’apprendre à vivre et il est déjà trop tard », écrivait Aragon. Avec deux années non renouvelables, le temps d’une présidence nationale au CJD passe avec fulgurance. La brièveté de ce mandat n’a pourtant d’égal que son intensité et ce très ancien mouvement patronal tire ainsi son originalité et son renouvellement constant. Conscient de la vitesse de cette dynamique, Christophe Praud saura emboîter le pas de ses prédécesseurs pour apporter sa pierre à l’édifice en proposant sa vision d’une économie au service de l’homme. Sa stratégie s’articulera autour de quatre idées- forces : agilité du dirigeant, rôle de la jeunesse, bien-être dans l’entreprise et présidence raisonnée.

Chaque président national a sa personnalité et sa manière d’envisager les défis auxquels les entrepreneurs et plus largement notre société sont confrontés. Pour Christophe Praud, les entrepreneurs doivent prendre conscience que le principal levier de développement de l’entreprise et des hommes qui la composent est en eux-mêmes : « Le dirigeant a les clefs pour appréhender l’avenir ». Plus encore quemener des combats, Christophe Praud préfère amener chacun à révéler ses propres talents et ses compétences personnelles pour être capable de se surpasser : l’humain est bien au cœur de ses préoccupations.

Agilité du dirigeant

Une conviction que Christophe Praud a acquis de son expérience avec la formation Copernic, le parcours de professionnalisation au métier de dirigeant-entrepreneur conçu par le CJD. « Copernic m’a accompagné dans la structuration de mon projet d’entreprise ». Pour Christophe Praud, le CJD doit travailler à l’avenir davantage sur la manière de lever les freins personnels qui permettraient de libérer l’entreprise : « Copernic a agi sur moi comme un vrai révélateur. Pourtant, la transformation des acquis peut et doit encore être davantage développée ».

Les outils annoncés avec la nouvelle stratégie serviront l’agilité du dirigeant, c’est-à-dire sa capacité à s’adapter tout en restant pragmatique. « Le dirigeant pourra se servir des outils que le CJD met à sa disposition une fois qu’il aura conscience de son potentiel et s’il acquiert la volonté de se rénover pour aborder les défis de demain ». Dans un monde mouvant, incertain, de plus en plus complexe, l’entrepreneur du XXIe siècle doit savoir faire preuve de souplesse, décider d’un cap et parfois le rectifier, épouser au plus près les marchés sur lesquels il jette son dévolu. La stratégie nationale 2012-2014 sera avant tout au service de l’agilité du chef d’entreprise. « Sur ce thème de l'agilité, une année de réflexion de l'ensemble de nos membres sera nécessaire à la production d'une projection - dont la forme reste à définir - de ce que pourrait être l'entrepreneur du futur ».

L’étendard de la jeunesse

« Osons l’agilité, et réinventons la jeunesse ! ».La jeunesse fait partie de l’ADN du CJD. C’est la raison pour laquelle Christophe Praud entend ouvrir un vaste chantier sur ce thème au sens large. Face à la jeunesse, les systèmes se bloquent, les inerties se renforcent. « On n’a pas confiance dans le jeune salarié, ni dans la jeune entreprise ».

Ainsi, le nouveau président national du CJD proposera une grande journée de mobilisation nationale pour cette priorité absolue. L’événement se déclinera territorialement pour renforcer son impact et élargir son rayonnement.

Être bien dans l’entreprise

Le bien-être aura sa place dans la nouvelle stratégie. « Le CJD a publié il y a quelques années un livre sur le bonheur dans l’entreprise. Nous entendons continuer de montrer que cela est possible, en travaillant sur l’amélioration des conditions de travail, le dialogue social, « l’horizontalisation » des organigrammes, l’aplatissement des hiérarchies, la valorisation des compétences. Il faut passer d’une hiérarchie de statut à une hiérarchie de compétences ».

En actionnant tous ces leviers, le CJD mettra son énergie à démontrer que, contrairement à ce que les médias véhiculent trop souvent, il est possible d’être heureux en entreprise. C’est à travers cette notion de plaisir au travail que le CJD, notamment, continuera à remplir sa mission historique : réhabiliter la fonction patronale.

Présidence raisonnée

« J’entends exercer une présidence raisonnée. Les présidents nationaux du CJD sont en général surinvestis. Mes prédécesseurs ont eu à cœur de bien faire. Cependant, il est vital pour moi et pour le CJD de rester bien présent dans mon entreprise. Je suis d’abord un entrepreneur. C’est de cet ancrage que je souhaite tirer ma légitimité et mon énergie. Par conséquent, un président national ne doit pas être un animal solitaire, mais développer des synergies fortes et constantes avec les bénévoles et l’équipe permanente de notre mouvement ».

Quand on demande à Christophe Praud quelle sera sa préoccupation pendant son mandat, la réponse ne se fait pas attendre. « Il est vital de nous poser régulièrement la question suivante : en quoi notre action ou nos réflexions servent les adhérents et leurs entreprises ? ». Le nouveau président national affiche comme principe fondamental la lisibilité des actions qui seront lancées. « Il faut aider les entrepreneurs à se projeter. Nous avons un devoir de clarté envers eux ».

Passer des mots aux actes

« En terme de communication et d'influence, je souhaite que chaque prise de position soit légitime au regard de nos valeurs et de notre histoire. J'entends m'exprimer au nom d'un maximum d'entrepreneurs du CJD, notamment en les sollicitant sur des questions stratégiques diverses telles que l'accès au financement, la fiscalité ou encore, en quoi l'actuel droit du travail freine notre adaptabilité. Cela sera rendu possible au travers d’une prise de position franche du CJD, mensuelle et consécutive à un sondage approfondi auprès de nos membres. Je vais aussi faire pratiquer, dans les 4 premiers mois de mon mandat, la constitution d'un audit complet des bonnes pratiques au sein de notre mouvement, notamment sur tout ce qui touche à la performance globale. Il me semble essentiel que la communication du CJD se fonde sur des propositions concrètes appuyées par les actes et des faits des adhérents de notre mouvement. »


Cet article a été publié dans le numéro 98 du magazine Jeune Dirigeant, consacré au congrès national du CJD de Montpellier, sur le thème des Justes Combats.


Lionel Meneghin
Le 10-07-2012
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