Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Et maintenant, que fait-on?

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Les pigeons une fois envolés, que reste-t-il ? Pas grand-chose au final. La « fronde patronale », menée en ordre dispersé par ceux censés représenter les entrepreneurs, n’a servi qu’à amender quelques articles à la marge. Beaucoup de bruit pour rien. La situation des entreprises de notre pays n’a guère évolué depuis cet épisode médiatique qui a eu néanmoins le mérite de montrer que les entrepreneurs français pouvaient s’indigner et interpeler ceux qui réglementent la politique économique du pays. Elle a également mis le doigt sur la question de la représentativité patronale, sujet que porte le CJD depuis des années, si ce n’est depuis sa fondation.

La remise du rapport Gallois marque une nouvelle étape dans ce sentiment collectif d’inachèvement et de frustration que beaucoup d’entrepreneurs éprouvent. Ce rapport a clairement une utilité : celle d’enfoncer un peu plus le clou et de mettre le gouvernement face à ses responsabilités. Ce rapport le presse de répondre à la question suivante : « et maintenant, que fait-on ? ».

La dictature du court terme et l’urgence d’une réponse face à l’attente des français ont conduit le gouvernement à proposer un paravent de solutions. Ces dernières ne remettent pas en cause le vrai problème : s’attaquer à la structure du financement de la protection sociale. Ce que propose le gouvernement ne remet pas à plat le financement de notre protection sociale, qui continuera, avec les mesures proposées, à peser massivement sur le travail.

Qu’est-ce qui relève réellement des cotisations patronales dans le coût de notre protection sociale ? Voilà la vraie question. Au lieu d’y répondre, le gouvernement propose un bonneteau fiscal, qui embrouille plus qu’il n’aide, qui cache la réalité plutôt qu’il ne la montre, qui suscite la méfiance davantage que l’enthousiasme.

En choisissant de ne pas baisser immédiatement les charges sociales, le gouvernement se donne une année de répit en décalant le manque à gagner pour le budget de l’Etat. Avec le système du crédit d’impôts, l’allègement pour les entreprises, et par conséquent pour celui du budget de l’état, ne sera effectif qu’en 2014. Si le gouvernement se donne un bol d’air, ce dernier doit être pour lui l’occasion de s’oxygéner, non d’asphyxier les vraies questions.

Le CJD espère que ce temps perdu ne le sera pas vraiment. Car il peut être utilisé à bon escient. C’est la raison pour laquelle le CJD demande au gouvernement de convoquer un Grenelle de l’entrepreneuriat où toutes les questions autour de la pérennité et la responsabilité des entreprises pourront être débattues et des décisions justes et éclairées pourront enfin être prises.

Christophe Praud, Président national du CJD
Le 21-11-2012
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