Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Philanthropie & Entreprises : passez au 2.0 !

Internet étant, avant tout, un lien universel permettant d’entrer en contact avec chacun, les justes causes s’y engouffrent les unes après les autres tout en réinventant au passage les règles de la générosité. Et si les entreprises, ces entités collectives, représentent des cibles de choix, elles ont, par la magie d’internet, beaucoup à y gagner elles-mêmes. C’est là le fameux win-win-win (www) !

« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ». Tout le principe d’internet tient dans cette célèbre réplique du « Bossu ». Moyennant quoi il en va de la générosité comme des chaussures ou de n’importe quel produit ou idée : pourquoi attendre que les gens viennent à vous alors qu’existe désormais un outil capable de vous faire entrer directement dans leur vie ?! C’est exactement ce que s’est dit PAM, le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU en allant trouver les créateurs du jeu en ligne farmville (sur Facebook) auquel sont accrocs plus de 80 millions de personnes ! Depuis quelque temps donc, lorsqu’avec l’argent virtuel du jeu, les joueurs achètent certains produits tout aussi virtuels, ils offrent au PAM un biscuit vitaminé qui, pour le gamin d’Haïti à qui il sera bientôt remis n’aura rien, lui, de virtuel. Enorme succès.

Un site, une histoire : Givingcorner

Les entreprises étant des entités qui offrent l’avantage de regrouper un nombre important de donneurs potentiels, la philanthropie s’invite donc chez elles en priorité. Ainsi du petit dernier en la matière : Givingcorner. Le principe de Givingcorner est simple : l’entreprise adhérante propose à ses employés (ou clients) de réaliser certaines actions types comme réduire sa consommation de papier, participer à un évènement, remplir ses feuilles d’heure… chaque action rapportant des points convertibles en actions solidaires menées par les associations partenaires : kit scolaire, arbre planté, repas offert, etc. Pour quels résultats dans l’entreprise ? Motivation et fédération des collaborateurs, fidélisation des clients, image et notoriété bonifiées... le concept offrant de plus l’avantage de mettre facilement en place une démarche RSE concrète, mesurable, collaborative et valorisante.

www = win-win-win !

Internet permet donc aujourd’hui à la philanthropie de se connecter aux entreprises, les sociétés pionnières en la matière étant bien évidemment les géants du numérique lui-même qui, à peu de frais, se bâtissent ainsi une formidable image altruiste en mettant leur esprit entrepreneurial au service des causes qu’elles soutiennent. Ainsi Microsoft a-t-il « donné » l’an dernier l’équivalent de 5 millions d’euros en conviant ses employés à mettre une partie de leur temps de travail à disposition desdites causes et Google « offert » pour près de 100 millions d’euros de bannières publicitaires gratuites à des ONG. Avec l’impact qu’on imagine. Et les entreprises y trouvent leur compte, à plus d’un titre. Parfois de manière pécuniaire directe, commec’est le cas pour causes (fondée par Sean Parker, l’investisseur visionnaire de Facebook) qui, en permettant à chacun de lancer une campagne de dons, se paye au passage (40 millions récoltés en 2011). Le plus souvent toutefois, en bonifiant son image et en acquérant surtout de nouvelles et précieuses compétences liées au fonctionnement de la toile sur laquelle elles tissent elles-mêmes leurs propres réseaux d’influence et de pouvoir.

Le tiercé des infos gagnantes :

Recyclez,ça rapporte !

Toujours le même principe « rénovateur » à l’œuvre : internet n’a inventé ni la VPC ni la vente groupée ; en revanche, en les rendant infiniment plus pratiques et accessibles, le réseau mondial en a démultiplié la puissance. Déclinaison du jour : l’antique système des « points » et des « bons d’achat », mis ici au service d’une juste cause : le recyclage. Inspiré du pionnier américain recyclebank, le site français citégreen récompense chacun de nos éco-gestes en offrant à la place des points qui, cumulés, se transforment en bons d’achats et donc en économies substantielles. Et ça marche. Très bien ! De plus, puisqu’on est sur le web (www) chacun y gagne : internaute, site, boutiques. Le fameux win-win-win. Auquel s’ajoute ici un 4ième w, pour world, le grand gagnant de l’affaire.

Les petits « captcha » font les grands textes

Tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nous fréquentons des « captcha » tous les jours ou presque. Ce sont ces quelques lettres biscornues que nombre de sites nous demandent de recopier quand on leur adresse un message, afin d’être certains que nous ne sommes pas d’affreux robots cherchant à les spamer. Mais tant qu’à recopier des lettres, s’est dit maître Google, autant que cela serve à quelque chose. C’est ainsi que chaque jour, 170 ouvrages trop compliqués pour être traités de manière automatique sont numérisés mot à mot par nos soins. Plus de 50.000 livres par an ! Malin.

Trouver son association partenaire

Nombreuses sont les entreprises qui cherchent l’association caritative idéale avec laquelle engager un partenariat.Mailforgood est la première banque de données recensant toutes les associations œuvrant dans tous les domaines. Et grâce à la magie devenue ordinaire de Googlemaps, on peut, en un clin d’œil découvrir les associations qui sont localisées au plus près de ses locaux.



Le mois prochain :

  • La consommation nouvelle – collaborative – est arrivée !
Mais aussi :
  • SMS à la rescousse !
  • Le Happython, connaissez ?!...
  • Du producteur au consommateur

Par Jérôme Bourgine

"Auteur de "1991-2011 : internet a 20 ans. Et maintenant ?" aux éditions du Puits Fleuri : www.puitsfleuri.com

les chroniques d'Utopia par Jérôme Bourgine
Le 2-01-2013
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