Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Kurza-quoi ?

Comparaison des taux de chômage en Allemagne et en France
Kurzarbeit ! Un dispositif pratiqué en Allemagne pour permettre aux entreprises de diminuer le temps de travail de leurs salariés en période de difficulté. Le Pôle Emploi allemand prend alors le relais de l’entreprise en assumant le paiement de 80% du manque à gagner pour le salarié.

Chez notre voisin d’outre-Rhin, le taux de chômage est passé sous la barre des 6%, à son plus bas niveau depuis vingt ans. En France, ce taux est presque double : 10,3% contre 5,5%, alors qu’il était identique il y a seulement 4 ans. Selon l’OCDE, « le maintien de l’emploi en Allemagne au plus fort de la crise en 2009 s’explique à 40 % par le système du Kurzarbeit, et seulement à 25 % par le chômage partiel ». Voilà une raison de s’y intéresser alors que dans notre hexagone nous envisageons seulement la seconde solution.

Concrètement, le Kurzarbeit est un programme public qui permet à un employeur et à un salarié de convenir ensemble de la réduction de la durée de travail de ce dernier pour une durée déterminée. Son salaire baisse en conséquence mais celui-ci est alors pris en charge par l’Etat qui verse le complément de revenu pour une période maximale de 18 mois. Les syndicats allemands considèrent que le licenciement doit se faire en dernier recours et que la règle générale doit être de garder le maximum de salariés et le maximum de compétences dans l’entreprise.

Les avantages de ce dispositif sont multiples pour cette dernière : elle évite des coûts de licenciement dans une période de trésorerie difficile, elle retient des salariés formés et dépositaires d’un savoir-faire, elle adapte sa capacité de travail à ses besoins… Surtout, une fois la crise passée, le Kurzarbeit favorise un rebond rapide et un retour à la croissance. Pour les salariés, ce dispositif leur permet de conserver un lien avec l’emploi et de ne pas tomber dans la spirale négative du chômage. De plus, il offre de vraies facilités pour débuter une formation professionnalisante.

Dans la première des questions mensuelles du CJD, ou « Voix des JD », vous avez été 42% à citer le Kurzarbeit comme un dispositif qui pourrait inciter les entrepreneurs à créer de l’emploi. Alors, faut-il envisager un Kurzarbeit à la française ?

Antoine Pivot
Le 9-01-2013
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