Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Le Récidiviste

Yves Philippe
Sous une apparence tranquille, une vie de famille « normale » - marié, deux enfants -, avec son air doux et affable, Yves Philippe se révèle être, en réalité, un redoutable... multi-récidiviste ! Portrait d’un dirigeant que rien ne semble arrêter dans sa pulsion d’entreprendre.

Le Breton commence à sévir dès sa sortie de l’école, une fois son BTS Mécanisme et Automatisme en poche. « En 1992, c’était la crise. Comme je ne trouvais pas de travail, j’ai créé ma structure ». Forcé par les événements, un peu malgré lui, Yves crée BETI, un bureau d’études qui propose des prestations de service en DAO (Dessin Assisté par Ordinateur), et plus particulièrement de transformer des plans papier sous format numérique. Enfin… ça, c’est ce qu’Yves Philippe déclare : car quand on l’interroge davantage, celui-ci finit par avouer. « Jeune, j’ai toujours été attiré par la création d’entreprise ». Stupéfiant !

PULSIONS ENTREPRENEURIALES

En 2000, BETI croît et embauche. Celle-ci va jusqu’à compter 6 collaborateurs. Après une année 2001 excellente, l’année 2002 sonne comme un coup d’arrêt. « Notre bilan était mauvais ». Voilà qui mène Yves Philippe à une profonde remise en cause. « Notre prestations de services n’avait pas de réelle valeur ajoutée ». Il prend alors des mesures difficiles mais nécessaires pour redresser la barre et renouer avec la rentabilité.

L’ENGRENAGE

C’est après cet épisode crucial qu’Yves va mettre la main dans l’engrenage de la croissance externe. Il rachète B3i, un nouveau bureau d’études, spécialisé dans la conception et le suivi des travaux d’aménagement urbain pour une clientèle essentiellement composée de collectivités locales ou de promoteurs immobiliers. « Nous nous occupons de tout ce qui est à l’extérieur des bâtiments : accès aux personnes à mobilité réduite, voirie, réseau d’évacuation des déchet etc. ».

Au même moment, Yves crée GEIDOC, une entreprise spécialisée dans l’archivage numérique. « Les deux projets ont abouti à un mois d’intervalle ». Lentement mais implacablement, notre serial entrepreneur poursuit sa trajectoire. Nous sommes en 2004 et Yves éprouve alors le besoin de s’ouvrir et de partager. Pour cela, il entre naturellement au CJD de Brest.

AGILE

« Le CJD a été pour moi une véritable école de l’engagement ».Le CJD agit également sur Yves comme un révélateur. « Tu apprends que certaines choses que tu n’imaginais pas possibles le deviennent finalement. L’important, c’est de se lancer ». En 2010, il prend la présidence de la section de Brest. Deux ans plus tard, le nouveau président national du CJD, Christophe Praud, pense à lui pour intégrer le bureau national. Il accepte et anime aujourd’hui la réflexion visant à construire le CJD de demain et le thème de la jeunesse. Des missions qu’il avoue considérer « avec joie et optimisme ».

Après la revente de GEIDOC il y a un an, Yves vient d’acheter en janvier 2013 une nouvelle structure à Nantes : Hays Ingénierie. « Je suis constamment en recherche d’opportunités ». Nul doute alors que cette acquisition ne sera pas la dernière. Aujourd’hui, les entreprises dirigées par Yves rassemblent 24 collaborateurs et génèrent 2 M€ de chiffre d’affaires. Qui a dit que l’important, c’était de se lancer ?

Lionel Meneghin
Le 4-04-2013
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