Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Daniel Thébault (GSC) : un patron engagé

Daniel Thébault
Daniel Thébault est entrepreneur et président de la GSC, partenaire du CJD. C’est aussi un ancien « JD », c’est-à-dire un ancien adhérent du CJD. Un parcours marqué par l’engagement patronal.

La Rédaction : Qu’est-ce que la GSC ?

Daniel Thébault : La GSC est l’assurance chômage du chef et dirigeant d’entreprise. Les dirigeants d’entreprise, de par leur statut, ne sont pas couverts par Pôle Emploi. Il fallait pallier ce manque. Le Régime GSC a donc été élaboré par et pour les dirigeants. Et ce, il y a plus de 30 ans, par les organisations patronales, MEDEF, CGPME et UPA. Il fallait proposer une assurance chômage aux dirigeants d’entreprise pour qu’ils ne soient plus obliger de faire un choix entre indépendance et protection.

L.R. : Qui a droit à cette couverture ? Et à quelle condition ?

D.T. : La GSC est un service qu’une organisation patronale relevant du MEDEF, CGPME et UPA, peut offrir à ses adhérents. Cette adhésion est d’ailleurs une condition incontournable à l’affiliation. Elle concerne d’abord les chefs d’entreprise en nom personnel, inscrits au Registre du Commerce et des Sociétés, mais aussi les créateurs ou repreneurs d’entreprise, les artisans inscrits au Répertoire des Métiers, ainsi que les dirigeants d’entreprise mandataires sociaux, non couverts par Pôle Emploi. La GSC indemnise tous les cas de cessation d'activité sous contrainte économique : dépôt de bilan, dissolution à l'amiable, restructuration, fusion ou cession de l'entreprise. Mais aussi en cas de révocation ou non reconduction du mandat social prononcée à l’encontre du dirigeant.

L.R. : Qu’est-ce qui est fait tout particulièrement pour les créateurs d’entreprises ?

D.T. : Le régime des créateurs et repreneurs d’entreprise ouvre droit, pour une cotisation annuelle de 384 €, à une indemnisation forfaitaire de 5 388 € pendant un an, et ce, sans obligation de revenu minimum. Dès que le créateur ou repreneur d’entreprise perçoit des revenus, nous recommandons d’opter pour une formule lui garantissant une indemnisation proportionnelle à son revenu professionnel.

L.R. : Et quel est le coût d’une adhésion pour le chef d’entreprise ?

D.T. : Pour en finir avec l’idée que s’assurer coûte cher, il faut savoir que le montant des cotisations reste équivalent à ce que coûte une cotisation pôle emploi pour un salarié. Au même titre qu’aujourd’hui nous avons tous une mutuelle pour protéger notre famille de frais de soins médicaux, l’entrepreneur doit également protéger ses revenus, pour mieux rebondir en cas d’imprévu.

L.R. : Parlons maintenant de vous : quel est votre parcours ?

D.T. : Après une formation de docteur-ingénieur à l’INSA de Toulouse en génie physique, j’ai choisi de m’orienter dans la commercialisation de produits et de services informatiques avec la création« d’Action Informatique », « ADE », puis « d’Aliasource ». Aujourd’hui, je suis cogérant d’une société spécialisée dans l’évènementiel, organisateur du « Salon de l’entreprise en Midi-Pyrénées».

L.R. : Et le CJD ?

D.T. : J’ai adhéré au CJD de Toulouse au début des années 90 ; Je suis devenu président de la section en 1994, au moment où Didier Livio était président national. Cela a été le début de mon engagement patronal, que j’ai approfondi par la suite. Je suis actuellement président du MEDEF Midi-Pyrénées, membre du Conseil exécutif du MEDEF, Vice-président du CESER Midi-Pyrénées… et président de la GSC, mandaté par le MEDEF.

L.R. :En tant qu’ancien adhérent, quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre passage dans ce mouvement ?

D.T. : Le CJD a été l’occasion pour moi de partager avec d’autres entrepreneurs des préoccupations communes sur le management de nos entreprises. Et puis la réflexion sur la place de l’homme dans l’entreprise a été très riche. Nous avons également travaillé sur l’engagement patronal, et je crois avoir bien mis la théorie en pratique me concernant… Mais ce que je retiens avant tout, ce sont des relations d’amitiés qui se sont créées entre « JD » et qui perdurent. C’est peut-être ça le plus important. Ce qui est sûr, c’est que je recommande à tout jeune créateur d’entreprise d’adhérer au CJD.

La Rédaction
Le 20-06-2013
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