Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Paris, capitale européenne des start-up !...

Cœur battant de la création d’entreprises technologiques, Paris et sa région, mais aussi ses décideurs, entrepreneurs, étudiants et écoles font preuve d’un dynamisme et d’une synergie rare, réinscrivant de belle façon la Ville lumière dans son siècle.

Un site, une histoire : La Cantine

D’aucuns pensent que c’est Londres, d’autres disent Berlin ou Munich. Que nenni, c’est à Paris que cela se passe : plus de 3000 start-up en activité et, à l’instant "T", 300 projets en phase de développement dans les 10.000 m² d’incubateurs de la capitale : un record ! Avec un total de 5000 emplois créés en 3 ans.

Tout a commencé dans les années 90 tandis que le textile fuyait vers l’Asie, le numérique explosait et les premiers créateurs de start-up récupérèrent les ateliers disponibles pour inventer, au cœur de Paris, le "Silicon Sentier". Devenu locomotive, ce mouvement a créé des lieux aussi mythiques que « La Cantine » où toute la communauté « guike » se côtoie au gré des 400 évènements (souvent studieux !) organisés chaque année et a essaimé dans tout Paris et sa banlieue. Car, pour une fois, tout s’est passé quasi idéalement : élus locaux, administrations, investisseurs et écoles ont œuvré main dans la main pour qu’au nombre des multiples aides proposées aux jeunes créateurs, figure par exemple ce fonds « Paris Innovation Amorçage » qui, en partenariat avec OSEO, accorde 30.000 € aux start-up les plus prometteuses ou leur en prête 100.000.

80% de réussite !

Or si une petite moitié des entrepreneurs de start-up cumule première expérience pro et pécule avant de se lancer, la majorité sont de jeunes diplômés pour qui cette manne est absolument indispensable, tout comme l’accompagnement dont ils bénéficient au sein de couveuses. Mais gare, si le taux de survie de nos entreprises technologiques atteint 80% dix ans après leur création, c’est parce qu’ainsi que l’explique Nicolas Bellego, responsable des technologies numériques à Paris Incubateur, « Nous ne retenons que 10% des projets proposés. Ainsi naissent des success-stories comme Liligo ou Toluna qui emploie aujourd’hui chacune plus de 1000 personnes. La sélection s’opère sur trois critères principaux : l’opportunisme de l’idée, son potentiel technologique et surtout l’équipe qui porte le projet. La création d’entreprises demeurant avant tout une aventure humaine ».

Comme pour un film, les profils présentés au casting comptent donc beaucoup, sachant qu’il convient souvent de savoir marier dans une équipe les mordus de techno à des profils plus administratifs et financiers.

Ces écoles où l’on vous couve…

Nombre de ces équipes gagnantes se forment d’ailleurs dès les bancs de l’école. Au nombre des établissements parisiens offrant des programmes dédiés peuvent servir de tremplin pour plonger le grand bain des « vraies » couveuses, citons Centrale Paris, Paris Tech, Science-Po, l’ESCP, Paris-Est Marne-la-Vallée ou encore Polytechnique où Bruno Martineau, responsable du Master « Innovations technologiques et entrepreneuriat » a même appelé à la rescousse les anciens de l’école qui ont, depuis, rejoints la Silicon Valley !

Et ce « Work in progress » n’est pas prêt de se figer en musée, Silicon Sentier s’apprêtant à ouvrir un lieu immense rue du Caire, Paris Incubateur impliquant désormais des groupes comme Renault ou Decaux et le projet municipal « Paris, capitale numérique » devant accoucher d’ici à trois ans d’un pôle d’excellence technologique dans le sud de la capitale. Comme quoi, quand entrepreneurs, administration et monde de l’éducation œuvrent ensemble, le web gaulois devient vraiment www : win-win-win !

 Un lieu pour innover… enfin !

Enfin, créé par le jeune François Taddéi grâce à des fonds européens pour La Sorbonne et Paris-Descartes, l’Institut Innovant de Formation pour la Recherche ouvrira ses portes cet été dans le Marais. Son but ? « S’ouvrir aux projets universitaires les plus innovants qui ne trouvent actuellement leur place dans aucune case administrative ». Un « Master de l’approche innovante de l’éducation et l’enseignement » y sera proposé et son « Open Lab » s’ouvrira à TOUS les acteurs de l’innovation : écoles, associations, start-ups, réalisations collaboratives d’internet et entreprises… Une première en-thou-sias-man-te !

Le tiercé des infos gagnantes :

Conso sociale

C’est le réseau qui monte, qui monte : Up4 propose, depuis mobile et ordinateur, de rencontrer des gens à côté de l’endroit où l’on se trouve et au gré de son humeur. « Speed » (causons), « Pulse » (bougeons), « Quest » (découvrons) et « Chill » (rilax !). « Des rendez-vous avec les bonnes personnes, au bon endroit, au bon moment», bref, une formule à mi-chemin entre réseau social et club de rencontre-loisirs-achats qui associe nombre de lieux et entreprises pour créer des évènements ou ventes privés dans un esprit « club » simili élitiste. Malin !...

Buzzomètre

« On ne parle que de ça », « C’est le buzz du moment », autant d’expressions mesurant l’ampleur d’un phénomène momentanée qui, jusqu’à aujourd’hui, n’étaient que du vent. Et puis Visabrain a inventé le « buzzomètre », un outil de mesure qui comptabilise pour une entreprise ou un client lambda le nombre de fois ou tel mot, nom de produit, marque ou personne est employé sur Twitter durant un laps de temps donné. Un révélateur de notoriété instantané, quoi. La légende raconte que c’est sur ce petit tableau de bord que François a suivi sa remontée, puis son dépassement de Nicolas…

Kiosque en ligne

Longtemps du côté des kiosques en ligne, on en est resté au Moyen-Age : on pouvait certes s’abonner à son « magazine préféré » à un tarif avantageux, mais c’est tout. Enfin, deux ou trois acteurs ont compris qu’il y avait certainement quelque chose à faire avec le fait que toutle contenu de toutela presse était disponible « dans le principe ». Phase 2 donc, aujourd’hui : pour quelques euros par mois Lekiosk ou encore SFR-Presse proposent de picorer jusqu’à une dizaine de titres différents au gré de vos envies.

Le mois prochain :
  • Parés à encaisser la 4G ?!...
Mais aussi :
  • Je(u) de pistes
  • Mes datas, izenfonkoi ?
  • Récupérer les données données

Par Jérôme Bourgine

"Auteur de "1991-2011 : internet a 20 ans. Et maintenant ?" aux éditions du Puits Fleuri : www.puitsfleuri.com

Les chroniques d'Utopia de Jérôme Bourgine
Le 6-08-2013
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