Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Thomas Gresset : comme adopter l’entrepreneur attitude

Thomas Gresset
Originaire du Haut-Doubs, c’est un peu plus au Nord, en Alsace, que Thomas Gresset s’accomplit comme entrepreneur. Un parcours profondément marqué par la formation et l’apprentissage.

Arrivé au Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) en 2001, Thomas était alors directeur de l’Institut Français de Gestion de Strasbourg. « Je suis resté trois mois, puis suis reparti. Il y avait à l’époque un manque d’accueil des nouveaux adhérents. Par la suite, cette expérience a d’ailleurs fortement influencé mes pratiques d’élu au sein du CJD ». Mais il revient poussé par la nouvelle équipe. « Je me suis alors vite investi ». Il devient alors responsable formation de la section, puis de la région… pour accéder à la fonction de président de section, puis de région. « Et c’est grâce au CJD que je suis devenu entrepreneur ».

Entrepreneur, Thomas l’est en effet aujourd’hui. Depuis début 2012 avec son entreprise Red Kiwi, il produit pour ses clients des solutions pédagogiques innovantes. « À mes clients qui disposent d’une expertise technique, je travaille avec eux le transfert de compétences à leurs clients, réseaux ou encore collaborateurs ». En termes d’outils proposés, cela peut aller du jeu de plateau jusqu’à la création complète d’un module de formation, comprenant le diaporama et la formation de formateurs. Ces solutions peuvent également intégrer des outils multimédias et du e-learning. Le plus important est de toujours bien cerner l’objectif poursuivi pour identifier le moyen adapté.

EXPÉRIENCES D’ENTREPRENEURS

Un exemple avec une création de Red Kiwi : le site www.experiencesdentrepreneurs.com.Ce dernier part du vécu professionnel de chefs d’entreprise qui ont réussi… et parfois échoué. « J’ai développé ce site qui a pour objectif de transmettre des expériences et apprentissages d’entrepreneurs à d’autres entrepreneurs à partir de leur propre expérience. Ce site est destiné aux jeunes entrepreneurs, mais finalement, nous nous sommes rendu compte que des entrepreneurs confirmés consultent cet outil ».

Outils au pluriel. Car le site regorge de fiches d’apprentissage, de vidéos, et même un livre et un serious game sur la gestion et le management d’entreprise. Ou encore une boussole de compétences, qui permet d’identifier immédiatement les ressources disponibles sur le site sur le sujet que l’on recherche (par exemple, le LBO, la vente de son entreprise, la relation avec ses banques…). « Aujourd’hui, les retours sont intéressants. Ça prend en termes de notoriété. L’objectif est de tripler, voire quadrupler le trafic ; nous avons pour cela engagé un partenariat avec l’EM Strasbourg. Il y aura de l’expertise venant de professeurs. Nous sommes également partenaires des différents acteurs qui accompagnent la création d’entreprises ». Un site qui est d’abord la commande d’un client Paul Strub, qui avec un simple certificat d’études, a réussi à développer une entreprise de plus de 500 personnes : Alsapan. « Il souhaite aujourd’hui transmettre sa passion d’entreprendre, faire bénéficier de son expérience à d’autres ». D’ici la fin de l’année, les expériences de trois ou quatre nouveaux entrepreneurs viendront enrichir le site.

LE LEVIER COMMUNAUTAIRE

En parallèle, Thomas développe un nouveau projet : l’achat de formation via les communautés de pratiques. Ce projet à un nom : Invata, qui signifie « apprendre » en Roumain pays d’origine du chef de projet (www.invata.eu). Le modèle économique de ce projet est complètement inspiré du CJD. Il s’agit de mutualiser les coûts de formation en utilisant le levier communautaire. « Pour entreprendre, il faut tout baser sur des valeurs : avec Invata, cette valeur, c’est la communauté. Cela implique un juste partage de la valeur ajoutée entre les différents opérateurs : clients, fournisseurs, salariés. Les organismes acceptent d’être payés à cout fixe ; les clients indiquent le prix qu’ils sont prêts à payer. Tout repose sur la confiance et les intérêts de chacun ». L’objectif d’Invata sera de rendre accessibles au plus grand nombre des formations de qualité… « Et par exemple de donner l’accès à des demandeurs d’emploi à des cours de langues, à prix raisonnable et dans des groupes de taille restreinte ».

Des valeurs, il en est aussi question dans son engagement au CJD. Thomas est en effet délégué national au Parcours. « Il s’agit de piloter les formations du Parcours au CJD : Valeurs et Performance, Apprendre à Apprendre, VISA et Acteur JD. De faire évoluer les modules ou de les créer ». Une mission qui sied parfaitement au profil du dirigeant de Red Kiwi !

la rédaction
Le 27-09-2013
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