Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Il est urgent d’attendre

Je n’y croyais plus ! Il était quasiment acquis que je ne ferais pas de vœux cette année tant mon inspiration était faible, proportionnelle à l’actualité d’ailleurs. Car si les questions des souffrances tragiques d’un skieur champion de F1, du traitement à réserver à un "humoriste" ou à une "seconde dame" constituent des sujets "majeurs", ils n’en demeurent pas moins très éloignés des soucis des Français.
J’ai bien pensé faire des vœux « standards », mais ça m’incitait à souhaiter du bonheur alors que certains peinent vraiment à savoir encore à quoi ça ressemble. Ça me poussait à souhaiter la santé alors que la pudeur nous incite à ne jamais nous dévoiler sur le sujet. Pour la prospérité, là je crois que cela relèverait du sadisme ou du cynisme au regard du contexte économique, fiscal et social.

Puis il y a eu les vœux présidentiels. Merci Monsieur le Président !

En 2014, je souhaite donc que le gouvernement allie les actes à la parole et fasse en sorte de libérer le fonctionnement des entreprises afin de leur permettre de se développer et d’embaucher progressivement, puis massivement.

Je souhaite que ceux qui nous gouvernent ne se perdent pas dans des calculs d’apothicaire et des outils approximatifs - un peu de CICE par-ci, les cotisations familiales par-là, un peu de déficits supplémentaires qui provoque un changement de cap - mais mettent en œuvre des solutions compréhensibles, accessibles et efficaces.

Je souhaite que le mot « virage » ne soit plus considéré comme un synonyme de zigzag, que le mot « offre » ne soit pas le prolongement du verbe « offrir » qui consiste à faire des cadeaux. Je souhaite également que les irresponsables soient exclus des travaux du pacte de responsabilité.

Je m’autorise même à rêver que la promesse de simplification soit tout bonnement réalisable pour nos hommes politiques, bien qu’ils commencent par créer deux nouvelles instances de surveillance pour rendre les choses plus lisibles…

Je souhaite aussi que la date fixée en 2017, qui permettra d’aboutir aux résultats et de les évaluer, repose uniquement sur une question de faisabilité et de mise en œuvre des propositions et non sur des enjeux électoralistes.

Je souhaite que le patronat fasse ce qu’il a à faire, à savoir ne pas promettre, à grand renfort de badges que nous espérons « made in France », un nombre d’embauches mathématiquement lié aux propositions du gouvernement. Nous avons suffisamment critiqué hier les prévisions fumeuses de création d’emploi liées au 35 heures pour ne pas verser aujourd’hui dans le même travers.

Je souhaite que les syndicats de salariés ne voient pas ces mesures comme un avantage supplémentaire accordé aux entreprises, mais bien comme une opportunité de faire baisser le chômage.

Notre Président a confirmé que les partenaires sociaux traiteraient des mises en œuvre des mesures, et notamment, des contreparties. Et il a cité comme exemple de résultat probant, le contrat de génération. Cette mesure me semble être une des mesures les plus inefficaces du début du quinquennat. Mais gardons espoir en cette période de renouveau.

Enfin je souhaite que, tous, nous jouions le jeu de l’emploi, car les mesures, annonces, suppressions de charges et négociations resteront vaines si la confiance, facteur psychologique déterminant pour la création d’emploi, n’est pas rétablie.

Christophe Praud, président du CJD
Le 22-01-2014
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