Février 2018
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Le sens du service

Affirmer qu’Olivier Michel a le sens du service, c’est peu dire. En quelques années, l’entrepreneur lyonnais a dépoussiéré l’entreprise qu’il a rachetée et l’a fait entrer de plain-pied dans l’univers du service. Aujourd’hui, c’est au Bureau National du CJD qu’Olivier sert le mouvement. Portrait.

Les études, très peu pour Olivier Michel. Rapidement, il s’oriente vers un CAP de secrétariat et de gestion. Pourtant, il persévère : Bac G2, un DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations) puis un Master de Gestion et de Commerce de l’Hôtellerie et de la Restauration chez Vatel à Lyon. Pas si mal pour quelqu’un qui voulait en finir le plus rapidement possible avec les études… Pendant ses études, Olivier cumule les expériences, à la brasserie Georges à Lyon ou encore au Pop Plage à Annecy.

Pour son stage d’étude, c’est le George V à Paris… Rien de moins. En 1998, il effectue don service militaire à l’Élysée comme garçon de vestibule. Puis des expériences chez Accor et Marriott lui permettent d’accéder à un poste de directeur commercial. De retour à Lyon, il rejoint le Méridien, l’hôtel qui culmine tout en haut de la Tour du Crédit Lyonnais, dans le quartier de la Part-Dieu. Ce sera là sa dernière expérience dans l’hôtellerie-Restauration. Et comme salarié.


PATRON DE FAIT

Car en novembre 2004, Olivier rachète l’entreprise Voyages MJ Naime. Je me suis rapproché de mon père qui vendait à mon cousin. Ça s’est fait comme ça. « Dans la famille, nous sommes voyagistes depuis 1890. Mais je n’étais pas forcément prédestiné à être patron ». Patron, il le sera tout de suite. Car les décisions ne se feront d’ailleurs pas attendre. « J’ai racheté une boîte qui fonctionnait selon de vieux schémas. Pas d’ordinateurs, ni de politique sociale ou de projets d’investissement. Pas de fiche de poste non plus. Sans parler du management à l’ancienne, dirigé d’une main de fer. Chaque fois que j’ouvrais un tiroir, j’avais un problème à gérer. Tout était à faire ».Voyages MJ Naime change de nom pour devenir Autocars N&M. Le début du changement.

C’est alors qu’Olivier va changer la manière dont l’entreprise a été pensée depuis toujours. « Je n’ai pas racheté une entreprise de transport. Je voulais en faire une entreprise de service avec les problématiques du transport ». Pari gagné.


PRESTATIONS HAUT DE GAMME

« J’ai alors réfléchi à de nouveaux investissements afin de mettre le matériel en adéquation avec la nouvelle stratégie ». Olivier souhaite positionner l’entreprise sur du transport haut de gamme. Et faire de ses cars de véritable salle de réunion roulante. « C’est ce qui manque entre l’avion et l’hôtel. L’objectif est de transporter confortablement des gens qui veulent optimiser leur temps. Avec nous, les temps de transport ne deviennent pas inutiles. Nos hôtes branchent leurs ordinateurs portables dans le car, consomment des plateaux-repas ou participent à un cocktail, 60% de nos véhicules sont ainsi loués à des entreprises ». Les 40% restants sont alloués au transport de personnes handicapées et au personnel de compagnies aériennes.

« Au bout de deux ans à la tête de l’entreprise, je ne savais toujours pas ce que diriger voulait dire. Je ne me posais pas de question sur les investissements. Je n’avais pas recours à l’emprunt. C’est mon cabinet d’expertise-comptable qui gérait ma comptabilité ». Après une année difficile, Olivier prend conscience de ses carences et prend ses responsabilités. Il découvre alors le CJD de Lyon.


L’APPORT DU CJD

Après avoir assisté à quelques événements, Olivier n’est pas emballé. « Je n’avais pas le temps ». Ou plutôt il ne se donnait pas le temps. C’est en écoutant le témoignage enthousiaste d’un autre chef d’entreprise entré au CJD au même moment que lui qu’Olivier réalise tout ce que le CJD peut lui apporter… à condition de s’y impliquer. «Ce dirigeant était transformé. J’ai compris alors que je pouvais également profiter de l’apport du CJD pour progresser ».

Il s’engage alors dans une commission miroir, où chaque dirigeant évoque une situation d’entreprise et bénéficier de leurs retours constructifs. Il prend part également à une commission START, où il formalise sa stratégie d’entreprise. Olivier participe enfin à plusieurs formations proposées par le CJD. Tout cela donne ses fruits : en 2008, le chiffre d’affaires de l’entreprise passe de 1,3 à 1,9 million d’euros. Olivier a rapidement gagné en épaisseur entrepreneuriale et considère aujourd’hui son métier différemment. « Je suis là pour propulser des initiatives et des idées, pour pousser à la création de nouveaux produits ou services dans les sociétés qui sont les miennes. Je suis également là pour faire progresser les collaborateurs ». Car outre N&M, Olivier dirige Lyon Le Grand Tour, qui propose des visites en cars de la Capitale des Gaules.


EXPÉRIMENTATION, SOURCE D’INFLUENCE POSITIVE

Arrive très vite ce qui devait arriver. Alors qu’il occupe la fonction de responsable recrutement au sein de la section, Olivier est coopté pour devenir le futur président. « Après ce moment inoubliable que fut le congrès de Bordeaux, je ne pouvais qu’accepter ».Son mandat mettra en valeur la notion d’expérimentation, « source d’influence positive ».

« L’objectif était double. D’abord faire partager les expériences des adhérents entre eux. Chaque personne qui entre au CJD doit s’impliquer, mais aussi, et avant tout dans son entreprise. Nous avons sorti un livre blanc sur l’expérimentation, rempli de témoignages de dirigeants membres du CJD qui expliquent ce qu’ils ont mis en place dans leur entreprise. Enfin, l’objectif était également d’influencer sur notre bassin économique, de faire connaitre et reconnaitre le CJD ; nous avons ainsi rencontré des institutionnels en organisant nos plénières chez eux. Au siège du Grand Lyon, à l’Hôtel de Ville, à la Préfecture, à la CCI, au Tribunal de commerce, ou encore au mythique stade de Gerland. Nous voulions rassembler le monde des entrepreneurs et celui des institutionnels ».



PARCOURS
Sous son mandat, la section passera de 112 à 136 membres. Plus de 80 étaient mobilisés dans un rôle au sein de la section. « J’ai été fier du travail accompli et de l’image qui a été donnée de la section à ce moment-là ». Puis Olivier a rejoint le Bureau National, une étape supplémentaire dans un parcours déjà riche. « En charge de l’influence et du parcours des JD, c’est-à-dire des formations-étapes qui jalonnent le parcours de tout adhérent ». Là encore, Olivier sert le mouvement à un poste majeur : celui de l’accompagnement des adhérents dans leur voyage au CJD. Aujourd’hui élu président du CJD Rhône-Alpes, il prendra ses nouvelles fonctions en juin prochain.

Lionel Meneghin
Le 5-03-2014
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