Connaître son ikigaï pour conjuguer succès et épanouissement

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C’est le nouveau concept oriental à la mode. Un outil de développement personnel ayant pour but de nous faire trouver notre place dans le monde du travail ! Et de réconcilier ainsi quête de Soi et réussite professionnelle. Eléments apéritifs…

L’Ikigaï, c’est un peu la quadrature du cercle. Ou comment équilibrer quatre points de vue fort différents dans le but de parvenir à un épanouissement professionnel complet. Pour les Japonais, initiateurs du concept, celui qui parvient en effet à marier ce qu’il aime (sa vocation), ce pour quoi il est doué (sa passion), ce pour quoi il est payé (sa profession) et, enfin, ce dont le monde a besoin (sa vocation), celui-là se retrouve au centre d’un champ de forces puissantes qui, non seulement lui donne envie de se lever le matin, mais surtout lui fournit les moyens de déployer son potentiel naturel et de l’optimiser en continu en s’appuyant sur son talent et sa personnalité propres.

« Iki » signifiant « vie » et « gaï » « qui vaut la peine », l’ikigaï, au départ fut conçu pour trouver un mode de vie où l’on soit à la fois aligné avec soi-même et à sa juste place dans le monde. Mais les Japonais considérant le travail comme une source de plaisir et de développement de soi capitale (sinon comme LA source…), c’est rapidement dans le champ professionnel que la notion d’ikigaï s’est développée et c’est par ce biais qu’elle s’est invitée en Occident.

That is THE question

La question à laquelle la majorité des ouvrages français parus sur le sujet tend à répondre est donc rapidement devenue : « Quelle activité va me permettre d’exprimer mon talent, au service d’une mission qui me tienne à cœur et me permette de gagner suffisamment d’argent pour vivre comme je le souhaite ? ». Pour y parvenir, chaque auteur propose un certain nombre de questionnaires et d’exercices, sachant qu’avant de trouver son « élément », puis sa « mission » et enfin son « propre modèle économique », personne à ce petit jeu ne peut faire l’économie de la question racine : « Qui suis-je ? »

Et pour Pierre Cocheteux, coach de dirigeants d’entreprise et auteur du premier ouvrage associant ikigaï et entrepreneuriat*, c’est à la fois « le centre et la limite de l’exercice ». La limite, car, pour répondre de manière satisfaisante à une question aussi fondamentale, « il est souvent indispensable de prendre du recul sur soi et de se faire aider par quelqu’un dont le regard, extérieur, s’avérera plus objectif ». Le centre, tout simplement, car, ainsi que le rappelait l’humoriste : « J’ai finalement été obligé d’être moi… tous les autres étaient pris ! ». Ce que Pierre Clocheteux traduit par : « Dans notre univers d’hyper concurrence, se singulariser est devenu indispensable ; c’est le principe de la vache mauve des tablettes de chocolat que nul ne peut plus confondre avec une autre. Hors, professionnellement, le seul moyen de se particulariser de manière durable et efficace, consiste à être… soi ! »

Découvrir son identité personnelle et professionnelle

Une démarche qui, selon lui, acquiert davantage d’importance encore pour un chef d’entreprise. « Le dirigeant a par excellence une mission différente : il lui faut définir la stratégie de l’entreprise, certes, mais surtout la porter et la transmettre, toutes choses impossibles à faire sans leadership ou si vous n’êtes pas inspirant. Des dimensions de l’Etre qui ne peuvent être incarnées que si l’on est vraiment soi ».

Pour les dirigeants, l’ikigaï permettrait, en outre, de se recentrer sur son cœur de métier, son « job » à soi, pour le faire à sa façon.

C’est donc en découvrant cette « identité professionnelle personnelle » que révèle l’ikigaï, puis en la cultivant et l’augmentant que l’on deviendrait à la fois plus heureux et plus performant. Plus heureux, car faire ce que l’on aime donne forcément davantage de sens à sa vie. Plus performant, car se concentrer sur ses talents permet de développer une expertise personnelle unique.

Pour les dirigeants, l’ikigaï permettrait, en outre, de se recentrer sur son cœur de métier, son « job » à soi, pour le faire à sa façon. Ce qui, aux dires de certains psychologues permettrait de surcroît d’induire cet état intérieur particulier que connaissent bien les gamers et que l’on appelle le flow : immergé dans une bulle, on y bénéficie d’une concentration, d’une acuité et une créativité records.

Ma petite entreprise…

Les entreprises étant constituées d’êtres humains, elles auraient également leur ikigaï. Proche de celui de leur fondateur si celui-ci est seul, offrant les bases d’un schéma d’intelligence collective à déployer s’ils sont plusieurs. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine, l’ikigaï et le succès qu’il rencontre auprès des jeunes générations sont fortement révélateurs du glissement que connaissent nos sociétés : de l’avoir vers l’être et du gagner sa vie au vivre sa vie…

* Mettez votre ikigaï au service de votre réussite professionnelle, Laurent Du Mesnil éditeur, 2019.

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