Une saison touristique honorable compte tenu des circonstances

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Selon les relevés des cartes bancaires, durant les mois de juillet et d’août, les dépenses des touristes essentiellement résidents français, sont comparables aux précédentes saisons. Les dépenses touristiques ont progressé durant tout l’été avec des écarts entre les différentes régions.

Dans certaines régions, en Bretagne et sur la façade Atlantique en particulier, le niveau des dépenses a même dépassé celui de 2019. La saison a été longue à se mettre en place sur les côtes méditerranéennes et en Corse. Au mois d’août, en moyenne sur l’ensemble de la France, les dépenses touristiques ont été supérieures de 9 % au niveau de 2019. L’écart atteint +30 % pour les Alpes-Maritimes par rapport à 2019, +17 % pour les Bouches-du-Rhône et +12 % pour la Corse. Le constat est similaire le long de la face atlantique (+10 % en Vendée) ou dans le centre de la France (+19 % en Loir-et-Cher). En revanche, les DROM, l’Île-de-France et quelques départements de l’Est de la France ne retrouvent pas leurs niveaux de 2019.

Le mois de septembre qui est celui des séniors devrait être maussade, car ces derniers ont réduit leurs déplacements par peur de la covid-19.

Absence des touristes étrangers

La saison 2020 est marquée par un déficit de nuitées dans les hébergements professionnels. Les touristes ont préféré les locations saisonnières ou les vacances chez leur famille. Il convient de souligner que les touristes résidents ne représentent en temps normal que deux tiers des nuitées en France. L’absence de touristes étrangers a été durement ressentie en particulier au sein des métropoles et des régions du Sud de la France. Les Américains et les Britanniques qui constituent les principaux résidents étrangers voyageant en France ont manqué à l’appel. Ces non-résidents viennent essentiellement en Île-de-France, où ils représentent en temps normal la moitié des touristes et des nuitées.

Après avoir été quasiment annulé durant le confinement, le trafic aérien international avec la France n’a repris que très modérément et reste faible en juillet 2020. Son niveau atteint 18 % du niveau de juillet 2019, voire moins avec certains pays, dont le Royaume-Uni (12 % du niveau de juillet 2019) et les États-Unis (4 %)

Les activités de loisirs et culturelles restent très en retrait. La perte fin août est d’au moins de 35 %. Dans les faits, elle est supérieure, car une part non négligeable des spectacles est financée par les collectivités locales.

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