SurgiQual Institute : comment innover en SCOP ?

SurgiQual Institute développe depuis plus de 10 ans une double activité de développement de logiciels médicaux sous assurance qualité et d’accompagnement à la certification des dispositifs médicaux. La société s’est spécialisée dans les outils numériques pour le bloc opératoire, les plateformes cloud pour la médecine personnalisée et la responsabilité de fabricant réglementaire de prototypes de dispositifs médicaux en essais cliniques. Une SCOP qui réussit grâce à sa capacité à innover.

Quand on pense SCOP (société coopérative) et innovation, on imagine au mieux une innovation frugale, de l’open source ou bien une activité de service. Mais une réalité plus ambitieuse est possible.

Par nature, l’innovation présente un fort risque d’échec et nécessite des capitaux importants, le plus souvent privés. Difficile donc pour une SCOP, dont la vocation est de rester majoritairement la propriété de ses salariés, de mobiliser ces énormes financements nécessaires à l’industrialisation, la protection intellectuelle ainsi qu’à la diffusion mondiale d’une innovation.

SurgiQual Institute (SQI) dépasse cette difficulté en s’appuyant sur ses deux valeurs : la collaboration et l’innovation. Cette association est autant un choix des équipes qu’une nécessité. Prendre les risques de l’innovation, c’est nécessairement aussi pour nous les partager avec d’autres et donc mettre en place des collaborations fructueuses.

Un terreau favorable à l’innovation

A SQI, l’ambition pour l’innovation se base tout d’abord sur des compétences très pointues dans le développement de logiciels médicaux (systèmes d’aide à la chirurgie et logiciels cloud pour la médecine personnalisée) ainsi que dans la réglementation des dispositifs médicaux les plus innovants.

Cette ambition repose aussi et surtout sur des collaborateurs qui partagent, à des degrés divers, l’envie de contribuer à des outils qui seront au service des soignants ou des malades, la prise en compte de la qualité de vie au travail, un engagement quotidien dans la vie de l’entreprise et enfin, un goût prononcé pour la technologie. Implantée à Grenoble, terreau favorable à l’innovation médicale et technologique, l’entreprise bénéficie de la possibilité de voir ses contributions innovantes diffusées dans le monde entier. Comment ?

Collaboration avec les meilleurs innovants

Chercheurs, chirurgiens, start-ups, grands groupes… Des relations se nouent, des projets sont réussis et les collaborations se renforcent. Ainsi, SQI est entrée cette année au capital de deux start-ups, Modjaw et MagIA, pour prolonger les collaborations initiales au-delà de la R&D, et partager avec elles la conquête de marchés mondiaux, respectivement dans le dentaire et le diagnostic de maladies infectieuses.

SQI a aussi participé à la création de deux laboratoires de recherche, l’un avec l’université Grenoble-Alpes et l’autre avec le CEA, sur des thèmes en lien avec le logiciel pour la chirurgie guidée par l’image. Ces collaborations plus axées sur la recherche permettent la création de brevets, mais aussi une proximité avec les innovations de ces laboratoires qui sont accompagnés sur le plan réglementaire et qualité.

SQI collabore par ailleurs avec d’autres laboratoires français (Curie, ENSTA et ESPCI à Paris, IHU à Strasbourg, UCBL à Lyon) sur leurs dispositifs médicaux innovants (les cliniciens s’avèrent grands pourvoyeurs d’idées). Les collaborations les plus abouties ont débouché sur des produits en radiothérapie ou en chirurgie du rachis utilisés au niveau mondial. SQI travaille avec des structures internationales plus importantes ; l’entreprise adopte un rôle de sous-traitant d’expertise là où les résultats des projets (pour la chirurgie orthopédique ou l’endoscopique par exemple) sont diffusés plus facilement aux patients du monde entier.

Au final, l’innovation initiée par certains partenaires sera souvent diffusée par d’autres et SurgiQual Institute apporte au passage ses compétences, son enthousiasme et souvent, sa participation au risque. Mais comment gérer cette participation au risque ?

Une méthode adaptée au mode SCOP

La théorie de l’Effectuation, très en vogue actuellement, colle assez bien à la stratégie de la SCOP, notamment pour quatre de ses cinq grands principes :

  • démarrer avec ce que l’on a ;
  • agir en termes de pertes acceptables, pas en fonction de ce que l’on pense gagner ;
  • obtenir des engagements de parties prenantes ;
  • tirer parti des surprises, sans essayer de les éviter.

Au-delà de ses forces propres, la richesse de l’environnement grenoblois et français en général, a été essentielle à la réussite de SurgiQual Institute. Les parties prenantes y sont au rendez-vous tant pour l’innovation — leaders d’opinions cliniques, chercheurs de renoms, entreprises de toutes tailles – que pour le financement — collectivités locales, Etat, Europe.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *