Accompagner les tensions physiques et/ou psychiques avec la kinésiologie

Crédits : Pexels – Eternal Happiness

Professionnels experts des émotions et des courants qui traversent la société et les personnes, influençant les équilibres des individus, les kinésiologues[1] sont particulièrement attentifs aux différents aspects sociologiques et sociétaux. Ainsi, la récente étude de l’institut IFOP (21/1/20) sur le bonheur au travail est de nature à les interpeller.

En effet, 82 % des salariés français estiment que l’entreprise est responsable de leur bonheur. Parallèlement, ils demandent aux entreprises de se recentrer sur leurs missions premières, qui, selon eux, consisteraient à se recentrer sur leur identité. Simple contradiction hexagonale ou tendance insatisfaite inavouée, ils réclament, par ailleurs, encore plus de bonheur, encore plus de reconnaissance, et davantage de concertation dans les décisions. Pour ainsi dire, ils sont en quête de sens. D’ailleurs, 12 % des sondés espèrent que leur structure économique puisse « rendre le monde meilleur ».

Blocage dans l’épanouissement personnel

Or, cette notion du bonheur est un critère finalement très subjectif, car sous le vernis des perceptions, la réalité est moins idyllique.  49 % des salariés se disent frustrés au quotidien. Une frustration que nous constatons bien souvent en consultation. Car le travail, où  l’on passe plus de la moitié d’une journée et pour ainsi dire toute une partie de sa vie, génère des tensions. L’accompagnement répondant à la demande des clients venant en cabinets, porte sur la libération des blocages en matière d’épanouissement personnel, de conflits collectifs, de perte de repères. Ou encore, nous accueillons des personnes cabossées par le burn-out, l’ennui et autres accompagnements de pathologies qui, si elles ne sont pas encore reconnues comme des maladies professionnelles à part entière, existent bien.

Pourquoi une telle frustration ? 49 % des salariés sondés, disent quotidiennement agir contre leurs valeurs personnelles au travail. 46 % s’interrogent sur le fait d’être parfois infantilisés par leur hiérarchie. Loin d’avoir une vision égoïste de leur mission, les Français estiment à 77 % que l’entreprise devrait fonctionner comme une démocratie pour ses salariés. Ils s’estiment liés à l’entreprise, au-delà du contrat de travail pour 58 % d’entre eux. Enfin, 37 % seraient prêts à gagner moins en échange d’un travail qui ait un sens. En résumé, les salariés demandent à être traités en adultes, à débattre de la finalité de leurs actions, et ne plus seulement exécuter leurs tâches. De leur côté, les directions veulent partager le savoir et inciter les collaborateurs à poser les bonnes questions. Un point d’équilibre est donc possible et souhaitable.

Plus généralement, ces expressions sociétales font écho au rapport qu’entretiennent les Français à la retraite. Pourquoi ? Parce qu’elle est intimement liée au vécu et aux représentations qu’ils ont du monde du travail. Face aux interrogations quotidiennes, sans le sens à donner au travail, la retraite est perçue de manière idéalisée comme un havre de paix auquel on accède, après une vie professionnelle s’apparentant de plus en plus à un parcours du combattant, semé d’obstacles et d’épreuves.

Les enjeux liés à la santé préoccupent les Français

Plus que le bonheur, c’est aussi la confiance en eux que les Français doivent retrouver. Ainsi les « Rencontres de l’Avenir » à Saint-Raphaël, organisées en fin d’année 2019 montraient que les ¾ des Français avaient une conception inquiétante de leur avenir. Parmi les évocations qui viennent spontanément à l’idée des Français lorsqu’on leur parle d’avenir, les répondants évoquent d’abord des termes négatifs : sentiments d’inquiétude, d’anxiété, d’incertitude (19 %) ou de pessimisme (13 %). De manière transversale, les préoccupations environnementales et économiques sont spontanément mises en avant pour évoquer l’avenir et expliquent sans doute cette appréhension.

Les plus jeunes se montrent à la fois plus optimistes et plus enthousiastes que leurs aînés : la moitié (51 %) des moins de 35 ans estime en effet que l’avenir est quelque chose d’excitant, tandis que seuls 26 % des 65 ans et plus partagent cette opinion. De même, 27 % des moins de 35 ans pensent qu’à l’avenir le monde connaîtra plutôt une période de progrès contre seulement 19 % des Français les plus âgés (moyenne à 21 %). Selon les Français, les domaines dans lesquels les changements seront les plus importants dans le futur concernent d’abord les mouvements de populations entre les territoires (cités par 35 % des Français, dont 52 % des plus de 65 ans) et ensuite la santé et les avancées scientifiques (28 % pour les deux). Il ressort d’autres enquêtes IFOP que les Français apparaissent particulièrement préoccupés par les enjeux liés à la santé. Des freins et des changements que nous constatons bien souvent, là aussi, avec nos clients, notamment dans l’appréciation des situations de stress, des problèmes de sommeil, des douleurs psychosomatiques ou musculaires.

L’intérêt de la kinésiologie

Car la kinésiologie, approche humaine globale, est le fruit de la convergence entre la physiologie occidentale, l’énergétique traditionnelle chinoise et les récentes découvertes des neurosciences. Elle vise à accompagner toute personne vers un meilleur équilibre aussi bien sur les plans mental, émotionnel, physique et énergétique. L’objectif est d’aider le ou la client(e) à mieux s’adapter à la réalité qui l’entoure. En aidant la personne à identifier les causes de conflits et de mal-être intérieur, source de tensions physiques et/ou psychiques et de comportements inadaptés, le kinésiologue libère le poids des charges émotionnelles associées par des équilibrations appropriées.

Cette approche, qui utilise un test musculaire permet de faire pleinement participer la personne par une auto-observation consciente de ce qui se passe en elle, l’amenant ainsi à devenir actrice de son propre changement. C’est, de ce fait, une méthode pédagogique et éducative centrée sur l’individu en tant que sujet pris dans sa globalité.


[1]La kinésiologie est une technique psycho-corporelle qui s’appuie sur la tonicité des muscles pour identifier stress, blocages et charges émotionnelles non évacuées.  Cette discipline permet d’interroger le corps à travers des tests musculaires précis. Ces derniers conduisent ensuite le praticien à identifier la source d’un mal-être ou de tensions (physiques, psychiques, émotionnelles, biochimiques, voire postural), de libérer la charge émotionnelle associée à l’élément stressant, puis de retrouver l’équilibre. Ni médecine ni thérapie, la kinésiologie ne soigne pas au sens médical, mais aide le client à mieux gérer son stress.


Sarah Alimondo, Présidente du Syndicat National des Kinésiologues

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