Nouvelles formes de travail : investir dans l’accompagnement managérial des salariés

Retour sur la deuxième édition des Agoras du CJD, en partenariat avec La Croix. Ce mercredi, les échanges portaient sur les nouvelles formes de travail qui permettent de concilier performance de l’entreprise et bien-être des salariés, expérimentées ou largement installées dans les entreprises depuis le début de la crise sanitaire (télétravail, flexibilité horaires, semaine de 4 jours, etc.). Des échanges autour de l’impact réel de ces innovations organisationnelles et managériales sur la marque employeur et la désirabilité de l’emploi.

Thierry Berdy dirige Suricate consulting, une entreprise de conseil de 45 salariés. Il a mis en place dans son entreprise un management holacratique. L’objectif de l’entreprise qu’il a co-fondée est d’être « la plus collaborative possible ». Pour cela, il recrute des candidats avec un profil d’entrepreneur. Chacun vient avec son projet pour construire quelque chose qui correspond à tout le monde. L’intrapreneuriat est valorisé et encouragé.

Dans une entreprise de conseil où les salariés sont presque toujours chez les clients, l’important est de ritualiser des moments collectifs. Ainsi, chaque vendredi après-midi, toute l’équipe se retrouve pour travailler sur les problématiques clients ou internes. Un guide « jeunes parents » va voir le jour bientôt. Les sujets qui arrivent vont eux-aussi mobiliser l’ensemble des salariés : certification be corp, entreprise à mission…

Gérald Karsenti est président de SAP France (3000 salariés). Pour lui, le leader du 3e type est celui qui évolue dans un monde ouvert dans lequel le collaboratif est le facteur qui va faire la différence. Un patron doit aujourd’hui avant tout faire travailler des individualités, des différences : la société évolue et il faut suivre les évolutions en matière de management. Tout le travail du management est de trouver un juste équilibre entre le collectif et l’individuel. Pierre-Alain Raphan est député de l’Essonne et s’intéresse depuis longtemps à ces questions liées au bien-être au travail. Pour lui, le cœur du problème réside dans le TFW. T comme Taylor, c’est-à-dire l’hyperspécialisation du travail. F comme Fayolle : on sépare ceux qui pensent de ceux qui font. W comme Weber : dépersonnalisation des tâches. Nous subissons aujourd’hui cet héritage, car la majorité des organisations sont régies selon ces principes. Le problème économique est aussi économique : le turnover, l’absentéisme, etc. font perdre de l’argent aux organisations, tout simplement parce que les gens ne sont pas bien au travail.

Pour transformer les entreprises et les rendre performantes, il ne faut pas tout miser sur le financier ou le technologique, mais investir dans l’accompagnement managérial. On vous dit tout dans cette vidéo.

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La rédaction

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