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Quand d’anciens adhérents du CJD se présentent aux élections législatives

L’un se présente dans la 5ème circonscription de Charente Maritime, l’autre dans la 3ème circonscription de la Loire. Tous les deux pour la première fois. L’accomplissement d’un engagement commencé au CJD.

Christophe Plassard et Eric Le Jaouen

Quel est votre parcours en matière d’engagement ?

Eric Le Jaouen : J’ai été président de la section du CJD Saint-Etienne, président du CJD Rhône-Alpes, président du MEDEF Loire, vice-président puis président de l’Unedic. Je suis encore Vice-Président du CESER Auvergne-Rhône-Alpes en charge des questions économiques et d’emploi.

Christophe Plassard : Entrepreneur autodidacte, j’ai été membre du Centre des Jeunes Dirigeants pendant 15 ans. J’ai exercé le mandat de Président du CJD Poitou Charentes et j’ai suivi le parcours Copernic, le programme de professionnalisation au métier de Dirigeant-Entrepreneur. J’ai également été coprésident du Club d’Entreprises de Royan et enfin Vice-Président du Conseil Économique Social et Environnemental Régional Nouvelle-Aquitaine. Je me suis confronté au suffrage universel aux élections régionales et je suis actuellement élu au Conseil Municipal de Royan.

Quel est le sens de votre candidature pour ces Législatives ?

Eric Le Jaouen : Ma candidature est – si je l’analyse bien – une réaction d’électeur. Réaction contre le casting proposé par les partis politique pour cette législative. Des candidats sont investis par des partis qu’ils combattaient il y a encore deux mois. Réaction contre une vision de la politique qui consiste à en faire un métier. Trop de politiques encore n’ont connu que la politique. Voilà les raisons qui m’ont conduit à me lancer. Nous sommes dans la circonscription confrontés à un non-choix.

Beaucoup vont voter contre plutôt que pour. J’essaie de proposer une alternative : faire participer des gens de la société civile à l’élaboration des décisions.

Eric Le Jaouen

Mes entreprises marchent bien et je ne m’engage pas en politique pour en vivre, mais par convictions. J’ai un espace réduit devant moi, mais je compte bien tout faire pour réussir à faire entendre ma voix. Les électeurs ne votent plus automatiquement pour des partis ; ils votent pour des femmes et des hommes, des convictions. Je suis sans étiquette, mais si je suis élu, j’ai dit que je siégerai avec la majorité présidentielle. Pour trois raisons. La première raison, c’est qu’il faut être clair vis-à-vis des électeurs. La seconde raison, c’est parce que c’est le courant dans lequel je me retrouve le plus au niveau des idées. La troisième raison enfin, c’est parce qu’un député est toujours plus utile sur un territoire quand il est dans majorité plutôt que dans l’opposition. Comme Vice-Président puis Président de l’Unedic entre 2018 et 2022, j’ai travaillé avec Elisabeth Borne. Je connais ses équipes. Je pense apporter mon expertise des politiques publiques de l’emploi ainsi que d’autres sujets du champ de la Protection sociale tout en portant les préoccupations de proximité de mon territoire.

Christophe Plassard : J’ai 54 ans, je suis marié et j’ai trois enfants aujourd’hui adultes. Il est aujourd’hui possible pour moi de m’engager sur le plan national.

J’ai envie d’amener la culture d’entreprise au sein de l’Assemblée Nationale, un lieu où elle est aujourd’hui sous-représentée. Je veux y injecter aussi un peu de l’esprit et des valeurs du CJD : le droit à l’expérimentation, l’humilité, la capacité de parler d’égal à égal avec n’importe qui, indépendamment de sa condition sociale.

Christophe Plassard

Je souhaite apporter également un souffle nouveau dans ma circonscription, où le député sortant se représente pour son 6e mandat. C’est le bon moment pour moi de m’engager le temps d’un mandat. Si je siège à l’Assemblée Nationale, j’aurai la satisfaction d’apporter ma pierre à l’édifice. Ce qui me plaît, c’est vraiment le mandat en lui-même. Je sais au fond de moi que je serai meilleur comme député que comme maire par exemple. Être maire, c’est manager une armée d’agents. Aujourd’hui, je travaille en tant qu’indépendant au sein d’un réseau et j’aime ça. Le mandat de député ressemble beaucoup à cela. Député n’est pas une fonction qui consiste à gérer, mais à faciliter, à faire du lien entre l’échelon national et les acteurs locaux. En me présentant à cette élection, j’exploite mes points forts et je suis mes envies.

Qu’est-ce que le CJD t’a apporté et t’apporte encore ?

Christophe Plassard : À chaque fois que je suis amené à me présenter, je répète souvent que le CJD a été pour moi une école de l’engagement. Au CJD, nous avons la chance de nous préparer à la prise de mandat. Je me suis donc préparé au mandat de député, je sais que je suis prêt. En mûrissant, j’ai appris à connaître mes points forts.

Eric Le Jaouen : Le CJD m’a clairement transmis le goût de l’engagement, la conviction que nous pouvons faire bouger les choses et avoir un impact positif sur la société. Parfois, quand je dois prendre des décisions difficiles, je me dis intérieurement : « Et si tu étais encore au CJD, comment tu prendrais le problème ? » Le CJD aide à prendre du recul et même quand on l’a quitté depuis des années, son influence sur sa façon de penser, de rester cohérent avec ses valeurs et ses convictions reste toujours présente.

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La rédaction

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À propos du CJD

Créé en 1938 par Jean Mersch, le CJD demeure le plus ancien mouvement patronal français. L’association compte plus de 5000 membres – Entrepreneur·e·s et cadres dirigeant·e·s – réparti·e·s en France et représentant 432 087 d’emplois. Imaginé à partir de la conviction profonde qu’une économie au service de l’Homme incarne la clef de la compétitivité des entreprises hexagonales, le mouvement demeure non partisan et force de propositions concrètes pour relancer l’emploi et pérenniser les entreprises. 

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