Crédit social : le présent a comme un goût de dystopie

La Chine a mis en place un système de crédit social. Grâce aux technologies de reconnaissance faciale, chaque chinois est ainsi traqué dans son quotidien et son comportement se trouve constamment évalué.

Nosedive, premier épisode de la saison 3 de Black Mirror – Crédits : Netflix

Ce que les technologies rendent possible, les hommes le réalisent. Pour le meilleur et pour le pire. Il y a quelques années, les experts annonçaient la fin de l’anonymat avec Internet et la collectes des données personnelles. Ils sont en passe d’avoir raison.

La Chine est aujourd’hui la terre d’une vaste expérimentation concernant le crédit social. Ce système de notation devrait être généralisé à tous les chinois d’ici 2021 et permettra au gouvernement de distinguer clairement les « bons » citoyens à récompenser des « mauvais » à punir. Une initiative qui n’est pas sans rappeler un épisode de la série dystopique Black Mirror intitulé Nosedive.

Ce système de notation a toujours existé.

Dominique Pécaud

A retenir. Cette réflexion de Dominique Pécaud, sociologue, professeur des universités et directeur d’une plateforme de recherche sur « les hommes et la technologie » : « Ce système de notation a toujours existé. Comment définir une personne par rapport à une autre? Pour y répondre, l’humain a besoin de cette évaluation sociale à travers la notion de réputation. Dans la Grèce Antique, cela était primordial pour se situer dans la société. Et le maniement de la rhétorique en était l’outil principal d’évaluation. Les prises de paroles sur l’Agora attribuaient des classements implicites. A Rome, cela prenait même la forme de véritables joutes oratoires. Aujourd’hui, on passe son temps à se mettre en avant avec son portable. La différence ? Nous utilisons une machine » (Source : Sciences et Avenir). 

https://www.facebook.com/franceinfovideo/videos/2382772481960957/
Partager cet article :

La rédaction

Ça peut vous intéresser

Laisser un commentaire

À propos du CJD

Créé en 1938 par Jean Mersch, le CJD demeure le plus ancien mouvement patronal français. L’association compte plus de 5000 membres – Entrepreneur·e·s et cadres dirigeant·e·s – réparti·e·s en France et représentant 432 087 d’emplois. Imaginé à partir de la conviction profonde qu’une économie au service de l’Homme incarne la clef de la compétitivité des entreprises hexagonales, le mouvement demeure non partisan et force de propositions concrètes pour relancer l’emploi et pérenniser les entreprises. 

Retrouvez le CJD sur ces réseaux :